Nouvelles de la Gate News : un message, en 2026, la structure des actifs des résidents américains connaît un changement rare. D’après les données de The Kobeissi Letter et de FRED, la part de la richesse nette des ménages américains liée aux marchés boursiers est passée à 25,63 %, atteignant un niveau historique, nettement supérieur à l’époque de la bulle Internet et aux plus hauts des années 60 du siècle dernier. Si l’on observe cette part sous l’angle des actifs financiers, elle atteint même 47,1 %, ce qui montre que la dépendance de la fortune des ménages envers les marchés des capitaux continue de s’accentuer.
Derrière cette tendance, on trouve l’effet combiné d’un long cycle haussier depuis la crise financière de 2008 et d’un environnement de liquidité accommodant. À l’époque, la part des actions n’était que de 8,77 %, contre près du triple aujourd’hui. Cependant, le problème est que le contexte de marché a changé. Depuis 2026, les principaux indices boursiers américains évoluent globalement à la baisse : le Nasdaq Composite affiche un repli proche de 6 % sur l’année, tandis que le S&P 500, le Russell 1000 et le Dow Jones Industrial enregistrent tous des corrections d’ampleur variable.
Les tensions géopolitiques amplifient davantage la volatilité des marchés, notamment via l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie et la prise de risque, ce qui renforce l’appétit pour la couverture du risque. Dans un contexte où les allocations d’actifs sont très concentrées sur les actions, ces replis ne sont plus seulement des fluctuations comptables : ils pourraient se transmettre à l’économie réelle.
Le côté consommation est une variable clé. Les dépenses de consommation des États-Unis représentent environ 69 % du PIB, et les ménages à hauts revenus, en tant que principaux moteurs de la consommation, voient leur fortune dépendre fortement de la performance boursière. Une fois les actifs rognés, l’envie de consommer pourrait baisser rapidement, ce qui pèserait sur la croissance économique globale. Goldman Sachs estime qu’en cas de nouvelle chute de 10 % des marchés boursiers au cours du deuxième trimestre, cela pourrait réduire la croissance du PIB d’environ 0,5 point de pourcentage.
Dans la structure actuelle, l’effet d’amplification de la volatilité des marchés financiers sur l’économie est nettement renforcé. La trajectoire future dépendra de la capacité du marché à réaliser un ajustement progressif, ou à entrer, sous l’effet de chocs externes, dans une phase de réévaluation plus profonde. Parallèlement, cette évolution pourrait aussi affecter les flux de capitaux et la logique de valorisation d’actifs à risque comme le bitcoin.