Gate News, le 19 mars, toutes les monnaies non américaines se sont renforcées, l’indice du dollar américain ayant été sous pression, chutant de plus de 1 % en clôture de jeudi à New York. Cette semaine a été une semaine exceptionnelle de réunions de banques centrales, avec celles des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, du Canada et de la zone euro, ainsi que plusieurs banques centrales de pays émergents. Mercredi, la Réserve fédérale et la Banque du Canada ont toutes deux décidé de maintenir leurs taux d’intérêt inchangés ; jeudi, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne, ainsi que celles de la Suisse et de la Suède ont également pris la même décision. Ces banques centrales ont clairement indiqué qu’elles resteraient vigilantes, craignant qu’une hausse des prix de l’énergie ne déclenche une vague d’inflation plus large dans l’économie. Même la Banque centrale du Brésil, qui affiche le taux d’intérêt le plus élevé parmi les grandes économies, n’a choisi qu’une légère baisse de 25 points de base de son taux directeur, le ramenant à 14,75 %, alors que le marché anticipait une baisse de 50 points de base. Charu Chanana, stratégiste en chef chez Saxo Bank à Singapour, a déclaré : « La montée en intensité de la situation en Iran semble marquer un tournant pour le marché, car le conflit ne concerne plus seulement les gros titres militaires ou le blocus du détroit d’Ormuz, mais menace désormais la colonne vertébrale du système énergétique mondial. Ce qui inquiète actuellement le marché, c’est le risque croissant de stagflation. »