Le marché mondial des matières premières a connu une série de changements remarquables en ce début d'année. Ces tendances reflètent à la fois la pression sur l'offre énergétique et annoncent d'éventuelles fluctuations des prix du pétrole et du gaz dans les mois à venir.
**Nouvelles tendances du côté de l'offre énergétique**
L'Afrique du Sud a décidé de réduire les prix de l'essence et du diesel à partir du 7 janvier, en réponse directe à la pression inflationniste nationale. Par ailleurs, la Russie, contrainte par les sanctions internationales, dépend désormais d'un seul brise-glace pour exporter du GNL, ce qui indique une situation difficile. En Inde, la production de charbon en décembre a atteint 19,48 millions de tonnes, en hausse de 5,75 %, témoignant d'une dynamique d'expansion de la capacité toujours forte.
L'OPEP+ a choisi de suspendre l'augmentation de la production au premier trimestre. Bien que la réunion n'ait pas abordé la question du Venezuela, cette décision envoie déjà un signal au marché concernant la gestion de l'offre. Les données du ministère de l'Énergie ukrainien sont plus dramatiques : depuis janvier, les importations d'électricité de l'Ukraine en provenance de l'UE ont bondi de 2150 MW à 2450 MW, ce qui soulève des inquiétudes quant à la baisse de l'autosuffisance énergétique.
**Les enjeux géopolitiques**
L'Inde est devenue un acteur clé dans la politique énergétique récente. Les États-Unis ont déclaré qu'ils augmenteraient les droits de douane si l'Inde ne coopérait pas sur la question du pétrole russe. En réponse, le gouvernement indien a demandé aux raffineurs de divulguer chaque semaine leurs achats de pétrole russe et américain, ce qui implique une transparence forcée et devrait faire chuter les importations de pétrole russe en dessous de 1 million de barils par jour.
La situation au Venezuela est encore plus complexe. Le gouvernement américain a clairement indiqué qu'il fallait un accès total au pétrole et aux autres ressources du Venezuela, allant jusqu'à menacer d'une nouvelle attaque si les règles n'étaient pas respectées. Par ailleurs, il a été demandé aux compagnies pétrolières américaines d'investir au Venezuela. La réalité est que la relance de l'industrie pétrolière vénézuélienne pourrait coûter des centaines de milliards de dollars et prendre plusieurs années. La Banque d'Asie-Pacifique prévoit une forte reprise de la production de pétrole brut à l'époque du milieu des années 2000, tandis que Goldman Sachs estime que la production future pourrait augmenter mais que le risque de baisse des prix demeure. Un ancien cadre de Chevron prévoit même de lever 2 milliards de dollars pour parier sur le secteur pétrolier vénézuélien. Ironiquement, la compagnie pétrolière nationale du Venezuela a commencé à réduire sa production de pétrole brut, car sous le coup d’un embargo américain continu, ses exportations ont chuté à zéro.
**Perspectives globales des matières premières**
La tension sur l'offre et la préférence pour le risque ont poussé le prix du cuivre vers des sommets historiques, reflétant l'optimisme du marché quant aux perspectives économiques. Selon les données de l'Institut national de la statistique indonésien, entre janvier et novembre, les exportations de charbon ont atteint 354,64 millions de tonnes, tandis que les exportations d'huile de palme brute et raffinée ont totalisé 20,85 millions de tonnes. La capacité de ces pays traditionnels exportateurs reste stable.
Dans l’ensemble, le marché de l’énergie en 2026 fait face à une pression sur l’offre, à des risques géopolitiques et à une incertitude côté demande. Surveiller ces changements et leur impact sur les prix des matières premières, en particulier la transmission aux prix du pétrole et du gaz, sera une tâche essentielle pour les investisseurs dans les mois à venir.
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BearMarketLightning
· 01-05 23:59
Un brise-glace russe exportant du GNL, c'est vraiment désespérant, cela indique une vision baissière directe sur le prix du pétrole.
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SmartContractPhobia
· 01-05 11:01
La Russie exporte un brise-glace LNG, quel désespoir, haha
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liquidation_surfer
· 01-05 07:53
Oh mon Dieu, la Russie n'a qu'un seul brise-glace pour exporter du GNL ? Cette opération est vraiment impressionnante
De l'autre côté, au Venezuela, on a l'impression qu'il n'y a plus d'espoir, les exportations sont à zéro et ils veulent encore se relever, rêveur
Les prix du cuivre ont atteint de nouveaux sommets, c'est vraiment une tension sur l'offre
La stratégie des États-Unis met une pression énorme sur l'Inde, forçant une plus grande transparence
Les fluctuations du pétrole et du gaz cette année sont inévitables, il faut donc suivre cela de près
L'OPEP+ suspend l'augmentation de la production, c'est probablement pour stabiliser les prix
L'autonomie énergétique de l'Ukraine se détériore de plus en plus, c'est difficile
Concernant le charbon, l'Inde et l'Indonésie restent très stables, leur capacité de production n'a pas diminué
Il serait peut-être temps d'acheter du cuivre, il semble que le prix va encore augmenter
La géopolitique est vraiment complexe, personne ne peut espérer rester à l'écart
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quietly_staking
· 01-05 07:52
L'exportation de GNL par un brise-glace russe, c'est vraiment exceptionnel, jouer avec les sanctions de cette manière est vraiment dur.
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HalfPositionRunner
· 01-05 07:48
Une brise-glace russe à l'exportation ? C'est vraiment incroyable, on dirait que le prix du pétrole va décoller.
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SilentObserver
· 01-05 07:46
La vente de cette seule brise-glace russe exportant du GNL... mort de rire, c'est vraiment la sanction qui leur coupe presque toute activité
Côté Venezuela, c'est encore plus drôle, les États-Unis menacent d'un côté et encouragent l'investissement de l'autre, et en fait ils réduisent la production, ce jeu de rôle est vraiment maladroit
Le prix du cuivre approche un sommet historique, mais celui du pétrole est encore douteux, les signaux sont un peu confus, mes amis
La pause de l'augmentation de la production par l'OPEP vise à stabiliser les prix, craignant une explosion de l'offre, mais l'importation d'électricité en Ukraine explose, il faut surveiller ça
Le secteur de l'énergie est vraiment chaotique, la géopolitique tout mêlée, personne ne peut prévoir la direction à court terme du pétrole et du gaz
L'Inde, coincée au milieu, doit obligatoirement divulguer ses achats, c'est une obligation de choisir un camp, c'est ça le vrai enjeu
Le marché des matières premières montre une segmentation claire cette fois, il ne faut pas tout voir d'un seul œil, il faut analyser par catégorie
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BtcDailyResearcher
· 01-05 07:44
Un brise-glace russe exportant du GNL... ça devient vraiment insoutenable, c'est ça la puissance des sanctions
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Côté Venezuela, c'est risible, les États-Unis menacent d'un côté tout en demandant des investissements, en réalité les exportations ont déjà chuté à zéro
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L'Inde est coincée au milieu, entre menaces de droits de douane et exigences de transparence, leur jeu est vraiment dur
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L'OPEP+ suspend l'augmentation de la production, le prix du cuivre approche des sommets... le marché parie probablement sur une amélioration des perspectives économiques
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Les importations d'électricité en Ukraine ont explosé de plus de 2000 mégawatts, leur capacité d'autosuffisance est directement compromise, la crise énergétique n'en finit pas
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Les signaux de tension dans l'offre de matières premières sont très clairs, la volatilité du pétrole et du gaz ne va pas manquer
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La capacité de production en Indonésie reste stable, mais dans cette dynamique mondiale, la tendance des prix à venir est trop difficile à prévoir
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La baisse des prix du pétrole en Afrique du Sud pour lutter contre l'inflation montre à quel point la pression sous-jacente est forte, même les autorités n'en peuvent plus
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ForkTongue
· 01-05 07:39
Un brise-glace russe exporte du GNL ? Quel désespoir... Du côté du Venezuela, c'est encore plus absurde, les États-Unis ont carrément dit vouloir "obtenir complètement" les ressources, comme si la souveraineté n'avait aucune importance.
Le marché mondial des matières premières a connu une série de changements remarquables en ce début d'année. Ces tendances reflètent à la fois la pression sur l'offre énergétique et annoncent d'éventuelles fluctuations des prix du pétrole et du gaz dans les mois à venir.
**Nouvelles tendances du côté de l'offre énergétique**
L'Afrique du Sud a décidé de réduire les prix de l'essence et du diesel à partir du 7 janvier, en réponse directe à la pression inflationniste nationale. Par ailleurs, la Russie, contrainte par les sanctions internationales, dépend désormais d'un seul brise-glace pour exporter du GNL, ce qui indique une situation difficile. En Inde, la production de charbon en décembre a atteint 19,48 millions de tonnes, en hausse de 5,75 %, témoignant d'une dynamique d'expansion de la capacité toujours forte.
L'OPEP+ a choisi de suspendre l'augmentation de la production au premier trimestre. Bien que la réunion n'ait pas abordé la question du Venezuela, cette décision envoie déjà un signal au marché concernant la gestion de l'offre. Les données du ministère de l'Énergie ukrainien sont plus dramatiques : depuis janvier, les importations d'électricité de l'Ukraine en provenance de l'UE ont bondi de 2150 MW à 2450 MW, ce qui soulève des inquiétudes quant à la baisse de l'autosuffisance énergétique.
**Les enjeux géopolitiques**
L'Inde est devenue un acteur clé dans la politique énergétique récente. Les États-Unis ont déclaré qu'ils augmenteraient les droits de douane si l'Inde ne coopérait pas sur la question du pétrole russe. En réponse, le gouvernement indien a demandé aux raffineurs de divulguer chaque semaine leurs achats de pétrole russe et américain, ce qui implique une transparence forcée et devrait faire chuter les importations de pétrole russe en dessous de 1 million de barils par jour.
La situation au Venezuela est encore plus complexe. Le gouvernement américain a clairement indiqué qu'il fallait un accès total au pétrole et aux autres ressources du Venezuela, allant jusqu'à menacer d'une nouvelle attaque si les règles n'étaient pas respectées. Par ailleurs, il a été demandé aux compagnies pétrolières américaines d'investir au Venezuela. La réalité est que la relance de l'industrie pétrolière vénézuélienne pourrait coûter des centaines de milliards de dollars et prendre plusieurs années. La Banque d'Asie-Pacifique prévoit une forte reprise de la production de pétrole brut à l'époque du milieu des années 2000, tandis que Goldman Sachs estime que la production future pourrait augmenter mais que le risque de baisse des prix demeure. Un ancien cadre de Chevron prévoit même de lever 2 milliards de dollars pour parier sur le secteur pétrolier vénézuélien. Ironiquement, la compagnie pétrolière nationale du Venezuela a commencé à réduire sa production de pétrole brut, car sous le coup d’un embargo américain continu, ses exportations ont chuté à zéro.
**Perspectives globales des matières premières**
La tension sur l'offre et la préférence pour le risque ont poussé le prix du cuivre vers des sommets historiques, reflétant l'optimisme du marché quant aux perspectives économiques. Selon les données de l'Institut national de la statistique indonésien, entre janvier et novembre, les exportations de charbon ont atteint 354,64 millions de tonnes, tandis que les exportations d'huile de palme brute et raffinée ont totalisé 20,85 millions de tonnes. La capacité de ces pays traditionnels exportateurs reste stable.
Dans l’ensemble, le marché de l’énergie en 2026 fait face à une pression sur l’offre, à des risques géopolitiques et à une incertitude côté demande. Surveiller ces changements et leur impact sur les prix des matières premières, en particulier la transmission aux prix du pétrole et du gaz, sera une tâche essentielle pour les investisseurs dans les mois à venir.