27 mars, résumé du marché : le Nasdaq entre en correction, Lagarde ravive les attentes de hausse des taux mondiaux, Trump prolonge son report après la clôture pour sauver la mise

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Création du résumé en cours

Bourse américaine : le Nasdaq entre officiellement en zone de correction, la pire chose que Wall Street redoute s’est produite

Jeudi, le regain de deux jours consécutifs de hausse s’est complètement dissipé.

Le Dow Jones a chuté de 469 points (-1,01 %), le S&P 500 a plongé de 1,74 %, enregistrant sa plus forte baisse quotidienne en deux mois. Le Nasdaq a lourdement chuté de 2,38 %, entrant officiellement en zone de correction — une baisse de plus de 10 % par rapport au sommet historique de fin octobre dernier. En résumé : actions, or, obligations, tout a chuté, aucune classe d’actifs n’a offert de protection efficace contre le risque.

La première salve est venue de l’autre côté de l’Atlantique. La présidente de la Banque centrale européenne, Lagarde, a lancé un avertissement clair lors d’un discours public : elle a qualifié le conflit en Iran de « choc réel » et a déclaré que « le marché pourrait être trop optimiste », en mettant en garde contre une possible relance des hausses de taux d’intérêt en Europe, et a indiqué que les dommages à l’économie pourraient prendre plusieurs années à réparer. Les mots de Lagarde ont fait s’effondrer un autre pilier des attentes de baisse des taux déjà fragiles.

Ensuite, c’est l’OCDE qui a frappé fort. Dans sa dernière mise à jour économique, l’organisation a fortement révisé à la hausse ses prévisions d’inflation pour les États-Unis en 2026, passant de 2,8 % à 4,2 %, bien au-delà des 2,7 % que la Fed avait elle-même anticipés la semaine dernière. Que signifie ce chiffre ? Cela indique qu’avec la poursuite de cette guerre, même le maintien des taux d’intérêt inchangés devient une illusion — le marché intègre progressivement la probabilité de nouvelles hausses.

Sur le plan diplomatique, la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, Abolhassan, a complètement brisé la narration optimiste qui restait cette semaine : il a clairement indiqué que l’échange d’informations via des intermédiaires « ne signifie pas des négociations avec les États-Unis », que Téhéran examine le plan de cessez-le-feu américain, mais refuse tout contact direct. Les marchés d’Asie-Pacifique ont réagi en premier : le Kospi sud-coréen a chuté de plus de 3 %, le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 1,9 %, et le CSI 300 a perdu plus de 1 %.

Au niveau des actions individuelles, le secteur technologique est en première ligne. Nvidia a chuté de 3,7 %, Alphabet de 3,5 %, la majorité des poids lourds du Nasdaq 100 ont reculé. Nvidia subit depuis plusieurs semaines la pression conjuguée de la géopolitique et de la régulation de l’IA, sans signe de relâche.

Dans le Dow Jones, seuls Salesforce (+1,65 %) et Chevron (+1,44 %) ont résisté, en tant que valeurs défensives et énergétiques, mais l’indice dans son ensemble n’a pas échappé à la baisse : sur 30 composants, seulement 9 ont clôturé en hausse.

Un détail notable : Trump a déclaré lors d’une réunion de cabinet que l’impact de cette guerre sur le prix du pétrole et le marché boursier « n’est pas aussi important que je l’avais prévu », affirmant que « tout reviendra à la baisse, voire en dessous des niveaux d’avant la guerre ». La réaction du marché a été de continuer à baisser.

Or et prix du pétrole : le rebond du pétrole, l’or en baisse ce mois-ci, la pire performance depuis 1983

Prix du pétrole : retour au-dessus de 100 dollars, anticipation d’un échec des négociations ravivée

Le Brent a brièvement dépassé 107 dollars le baril, le WTI oscille autour de 93 dollars. Les deux références ont fortement rebondi depuis leurs creux de mercredi, atteignant des niveaux qui étouffent le marché.

La dynamique reste la même : la déclaration ferme du ministre iranien, Abolhassan, assombrit les perspectives de négociation, le marché re-prixant un « embargo à long terme ». La situation dans le détroit d’Hormuz reste fragile — les coûts de transport, d’assurance, la faisabilité des routes maritimes deviennent les premiers obstacles à la découverte du prix du pétrole, au-delà de l’offre.

Or : un mois dramatique sous la triple pression

Les contrats à terme sur l’or ont chuté de 4 % jeudi, avec une baisse mensuelle proche de 17 %, leur pire depuis octobre 2008.

C’est un phénomène qui mérite une explication sérieuse. Face à une guerre au Moyen-Orient, pourquoi l’or ne monte-t-il pas, mais baisse-t-il ? La réponse repose sur trois logiques renforcées : premièrement, la hausse continue des rendements obligataires américains augmente le coût d’opportunité de détenir de l’or ; deuxièmement, le dollar continue de se renforcer dans le sillage de l’inflation, du resserrement monétaire et de la forte dollarisation, l’or étant libellé en dollars ; troisièmement, l’inflation alimentée par le prix du pétrole renforce la conviction que « les banques centrales ne baisseront pas leurs taux, la liquidité ne sera pas assouplie », ce qui prive l’or de son récit de monnaie de refuge.

L’absence de hausse de l’or en pleine guerre est l’un des signaux de marché les plus contre-intuitifs et les plus inquiétants dans cette crise du prix du pétrole en 2026.

Cryptomonnaies : le Bitcoin perd la barre des 70 000 dollars

Le Bitcoin a franchi la barre des 70 000 dollars jeudi, tombant à environ 68 837 dollars, en baisse d’environ 3,4 %. Ethereum a également reculé, approchant la zone clé de support entre 2 000 et 2 100 dollars.

Ce passage en dessous de 70 000 dollars est particulièrement sensible — c’est moins d’une semaine après que Bernstein ait déclaré en grande pompe que « le fond était là ». Aujourd’hui, le Bitcoin a perdu environ 45 % par rapport à son sommet de près de 126 000 dollars en octobre dernier, et la confiance dans un rebond s’éprouve une nouvelle fois.

Une observation structurelle intéressante : depuis le début de la crise, la réaction du Bitcoin face aux chocs géopolitiques s’est progressivement atténuée — le 28 février, la première attaque a provoqué une chute de 9 %, le blocage du détroit d’Hormuz une chute de 4 %, et depuis, chaque nouvelle escalade n’a provoqué que des fluctuations inférieures à 2 %. La chute sous 70 000 dollars cette fois-ci est due à des facteurs macroéconomiques (ECB hawkish + OECD inflation forecast), et non directement au conflit — ce qui montre que la « résilience » du Bitcoin face à la crise s’accumule, mais que la puissance de la narration sur les taux d’intérêt reste redoutable.

Un tournant après la clôture : Trump a publié sur Truth Social qu’il allait repousser la date de frappe contre les infrastructures énergétiques iraniennes au 6 avril, affirmant que « les négociations progressent ». Après cette annonce, les futures du Dow ont bondi d’environ 205 points (+0,4 %), le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont également augmenté d’environ 0,4 %. Le Bitcoin a rebondi légèrement depuis ses plus bas.

C’est la N-ième « opération de sauvetage » de Trump dans cette guerre — le marché est désormais suffisamment expérimenté pour savoir que cela ne signifie pas la fin du conflit, mais simplement qu’il a gagné du temps.

Résumé du jour : dans un contexte de triple baisse, Lagarde et l’OCDE envoient une alerte inflation mondiale

Jeudi 26 mars, les chocs externes combinés à une défaillance technique ont fait vivre la journée la plus difficile depuis le début de la guerre pour les marchés américains :

Bourse : Dow -469 points (-1,01 %), S&P -1,74 % (plus forte baisse quotidienne en deux mois), Nasdaq -2,38 %, entré officiellement en correction. La présidente de la BCE Lagarde a averti que le marché était « trop optimiste », l’OCDE a relevé ses prévisions d’inflation pour les États-Unis à 4,2 %, tous deux catalyseurs de la chute.

Pétrole / or : Brent repasse au-dessus de 107 dollars, WTI autour de 93 dollars, le rebond du pétrole ; l’or chute de 4 %, avec une baisse mensuelle proche de 17 %, la pire depuis 2008 — l’or en période de guerre, un signal contre-intuitif et inquiétant.

Cryptomonnaies : Bitcoin sous la barre des 70 000 dollars, à environ 68 837 dollars (-3,4 %), Ethereum sous pression ; après l’annonce de Trump de repousser la frappe jusqu’au 6 avril, les futures rebondissent légèrement, le Bitcoin aussi.

Le marché ne se pose désormais qu’une seule question : avant le 6 avril, Téhéran pourra-t-il répondre ?

Trump a donné à l’Iran une nouvelle fenêtre d’opportunité. Mais cette fois, la patience du marché est bien plus mince qu’il y a trois semaines — chaque « report » épuise l’attente d’un « vrai cessez-le-feu ». Le 6 avril devient une nouvelle date limite stricte. Si, à cette date, l’Iran ne répond pas concrètement, Trump devra faire face à un « effondrement de crédibilité » ou à une « véritable escalade inflationniste ».

Le coût le plus élevé de cette guerre pourrait ne pas être le prix du pétrole, mais la perte totale de confiance du marché dans la possibilité d’un « prochain retournement ».

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