Hormuz n'est pas bloqué, mais le dollar américain est en train d'être contourné.

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Plusieurs millions de dollars à la fois, mais pas en dollars ?

Le renforcement discret du yuan ?

Récemment, les nouvelles concernant le passage stratégique du canal de Hormuz, vital pour l’énergie mondiale, pourraient être en train de remodeler l’ordre du commerce international et de la finance d’une manière inattendue.

Pas de blocage physique, mais une « restriction »

Le détroit de Hormuz est l’un des passages énergétiques les plus cruciaux au monde. Jusqu’à présent, la règle était simple : tout le monde pouvait le traverser en respectant les règles de navigation internationales. Mais avec la normalisation des conflits géopolitiques, la propagation du système de sanctions, et la financiarisation des risques liés à la navigation, ces règles de longue date sont en train de changer radicalement.

Selon des médias britanniques, l’Iran a créé une « voie sûre » dans ses eaux territoriales du détroit de Hormuz. Cette voie, proche de l’île de Larak, est surveillée par la Marine des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC). Après vérification d’identité, les navires approuvés sont autorisés à passer, assurant ainsi la sécurité de la traversée. Il est également rapporté que l’IRGC a mis en place un mécanisme initial d’enregistrement des navires, réservé aux « navires approuvés » pour garantir leur passage sécurisé.

Selon plusieurs sources, ce nouveau mode de fonctionnement présente trois caractéristiques clés :

  • Filtrage préalable : Les navires doivent soumettre des informations sur la propriété, la nationalité, la cargaison, la destination, etc., et subir une vérification de fond.

  • Seuil de prix : après une vérification rigoureuse, les opérateurs de navigation doivent payer des frais de passage élevés, pouvant atteindre plusieurs millions de dollars.

  • Changement dans la méthode de règlement : les frais de passage ne sont plus payés en dollars. Le yuan ou l’USDT basé sur le réseau Tron deviennent les nouvelles méthodes de paiement autorisées.

En substance, il ne s’agit pas d’un « blocus » traditionnel, mais de la transformation d’une voie internationale en un « passage autorisé » avec des critères stricts de sélection, des prix élevés, et une monnaie de règlement spécifique.

La dédollarisation n’est plus une simple narration

Chaque paiement de plusieurs millions de dollars en yuan pour le passage ne représente pas seulement une déviation du système de règlement en dollars pour cette partie de l’énergie, mais aussi une étape concrète dans le processus mondial de « dédollarisation », une véritable avancée symbolique.

Dans un contexte où le dollar reste fort et où la Fed augmente ses taux, entraînant une hausse des rendements, les banques centrales mondiales (notamment la Chine, la Russie, l’Inde) accumulent discrètement de l’or, en attendant un signal pour une « longue dédollarisation ».

Ce « nouveau règlement » dans le détroit de Hormuz offre au yuan une scène d’utilisation internationale cruciale, à haute valeur et contraignante. Les compagnies maritimes qui doivent traverser ce détroit, qu’elles le veuillent ou non, devront « intégrer » le yuan pour satisfaire aux exigences de paiement de l’IRGC. Cela signifie que la circulation et la reconnaissance du yuan dans le commerce international s’accroissent de manière non marchande.

De plus, un détail encore plus important : il est rapporté que l’Iran a autorisé le passage de navires transportant du pétrole brut réglé en yuan. Dans le commerce énergétique traditionnel, le mode de règlement est presque toujours fixe : prix en dollars, règlement via le système bancaire, puis intégration dans le cycle financier basé sur le dollar. Mais dans le contexte actuel, certains échanges commencent à dévier — avec des règlements en yuan.

Ce changement ne se limite pas à « ajouter quelques modes de paiement » : il permet à des transactions énergétiques de commencer à fonctionner en dehors du chemin du dollar. Et dès que cette capacité apparaît, cela déclenche une réaction en chaîne : ceux qui peuvent être acceptés comme mode de paiement peuvent entrer dans ce système de transaction.

Dans ce sens, le yuan devient plus une « entrée passive » dans la circulation dans certains scénarios. En d’autres termes, une « infiltration monétaire » passive est en train de se déployer.

L’aide inattendue du secteur de l’assurance

Par ailleurs, la réaction du secteur international de l’assurance donne un soutien structurel inattendu à cette « nouvelle règle » de l’IRGC.

Le marché mondial de l’assurance, représenté notamment par Lloyd’s of London, commence à réévaluer la structure des risques dans cette zone. Les retours du marché indiquent :

  • Navires non « certifiés » → risque très élevé → impossibilité d’assurance

  • Navires « certifiés » → risque considérablement réduit → possibilité d’assurance

Cela signifie que la permission de passage influence désormais la tarification financière. Et l’assurance, qui constitue la « clé de crédit » sous-jacente au commerce mondial, voit ses ajustements :

  • Navires non conformes, même s’ils peuvent physiquement passer, ne peuvent pas réaliser de transactions commerciales

  • Navires conformes ont plus facilement accès à un soutien financier

Autrement dit, de façon inattendue pour certains gouvernements, le marché mondial de l’assurance, par ses modèles actuariels, reconnaît indirectement le contrôle effectif de l’IRGC sur le détroit, faisant de la permission de l’IRGC une condition préalable au bon déroulement du commerce maritime, légitimant ainsi une nouvelle configuration du pouvoir financier.

Une nouvelle dynamique dans le flux pétrolier

Le détroit de Hormuz n’est pas fermé.

Le pétrole continue de circuler.

Mais des changements plus profonds sont en train de se produire :

  • Qui peut passer

  • En quelle monnaie se régler

  • Qui définit le risque

Lorsque ces questions fondamentales commencent à diverger, une tendance à long terme pourrait émerger : il ne s’agit pas d’un abandon collectif du dollar, mais d’un nombre croissant de transactions commerciales et financières clés qui ne nécessitent plus obligatoirement le dollar.

Le détroit de Hormuz, cette voie stratégique qui transporte 30 % du commerce pétrolier maritime mondial, accélère à une vitesse sans précédent une transformation financière et géopolitique globale.

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