Le nouveau coup de Bankman-Fried : soutenir un projet de loi sur les cryptomonnaies comme tentative d'obtenir une grâce présidentielle

Fin février 2026, des déclarations retentissantes ont de nouveau été publiées depuis le compte de l’un des fondateurs condamnés de FTX. Cette fois, Sam Bankman-Fried a pris la parole pour défendre la loi CLARITY — un important projet de loi américain sur la régulation des actifs cryptographiques. Cependant, sa déclaration a eu l’effet inverse : au lieu de susciter du soutien, des politiciens influents l’ont rejetée, l’accusant de manipulation.

Pourquoi Bankman-Fried a évoqué la législation cryptographique

Le 25 février, une publication a été publiée sur X (anciennement Twitter) par un ami du condamné. Bankman-Fried a qualifié la loi CLARITY de « progrès significatif » pour le marché cryptographique américain. Il s’agit d’un projet de loi-cadre visant à clarifier la répartition des compétences entre régulateurs et à établir des règles communes pour les actifs numériques.

Ce projet a été approuvé par la Chambre des représentants à l’été 2025 et a été transmis au Sénat. Cependant, sa progression a rencontré des obstacles : le Comité de l’agriculture et le Comité bancaire ont élaboré leurs propres versions du texte, mais des divergences sur la régulation des stablecoins ont conduit à un blocage à une étape critique.

L’histoire de Bankman-Fried dans la régulation cryptographique : du mécénat à la condamnation

La position actuelle de Bankman-Fried renvoie à ses tentatives passées d’influencer la législation américaine. Il a indiqué avoir soutenu une initiative similaire — la Digital Commodities Consumer Protection Act (DCCPA). Ce projet prévoyait de transférer la supervision du secteur crypto de la Securities and Exchange Commission (SEC), dirigée par Gary Gensler, à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC).

Bankman-Fried a activement financé les partisans de la DCCPA. En août 2022, le projet a été soumis aux comités du Congrès. Mais son destin a changé brusquement après la faillite de FTX en novembre de la même année. Le scandale autour de la plateforme et de son fondateur a complètement étouffé cette initiative législative. Condamné par la suite à 25 ans de prison pour fraude, Bankman-Fried est devenu un actif toxique pour tout projet politique.

Réaction politique : d’un accueil froid à une critique ouverte

La déclaration du fondateur condamné de FTX a suscité une opposition unanime dans les cercles politiques — un phénomène rare dans le Congrès moderne, très polarisé. La sénatrice Cynthia Lummis, connue pour son soutien à l’industrie crypto et à la création d’une réserve nationale de Bitcoin, a publiquement déclaré qu’elle « ne souhaite pas soutenir » Bankman-Fried. Elle a explicitement indiqué que le condamné tente de « se faire gracier » en montrant sa loyauté envers la régulation cryptographique.

Elle a été rejoint par la sénatrice Elizabeth Warren, toujours opposée à une libéralisation de la régulation crypto. Warren a qualifié Bankman-Fried de « fraudeur ayant détourné au moins huit milliards de dollars de ses clients ». Cependant, certains observateurs ont souligné la duplicité de sa position : Warren critique un financier qui a été en même temps un grand donateur du Parti démocrate, ce qui rend son indignation sélective.

Amnistie : une porte fermée pour Bankman-Fried

Il est important de noter que le président américain Donald Trump a déjà clairement indiqué qu’aucune grâce ne serait accordée au fondateur condamné de FTX. Malgré plusieurs tentatives de Bankman-Fried pour obtenir une grâce, Trump a fermement rejeté cette possibilité.

Cela rend la déclaration actuelle de Bankman-Fried encore plus intrigante d’un point de vue politique. Il semble que le condamné tente de maintenir un certain rôle dans le débat sur l’avenir de l’industrie crypto, même en prison. Ces derniers mois, son activité sur ses comptes a considérablement augmenté : il a à plusieurs reprises affirmé que FTX était solvable au moment de la faillite, et a accusé ses avocats d’avoir pris le contrôle de la société.

Il apparaît donc que sa déclaration en faveur de la loi CLARITY s’inscrit dans une stratégie plus large de redorer son image et de regagner de l’influence, mais cette stratégie se heurte à un mur d’opposition politique.

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