Les différentes monnaies à travers le monde ont des valeurs très variées. La monnaie la moins chère par rapport à la Thaïlande reflète des différences économiques et politiques profondes entre les pays. Les principaux facteurs qui entraînent la dépréciation d’une monnaie incluent une inflation élevée, un manque de diversification économique, une instabilité politique et une pression sur le déficit du compte courant. Comprenons ces monnaies et les facteurs influençant leur faiblesse face à des devises fortes comme le dollar américain et le baht thaïlandais.
Tableau comparatif : monnaies les moins chères par rapport à la Thaïlande
Monnaie
Pays
Taux de change USD
Livre libanaise (LBP)
Liban
89 751,22 LBP/USD
Rial iranien (IRR)
Iran
42 112,50 IRR/USD
Dong vietnamien (VND)
Vietnam
26 040 VND/USD
Kip laotien (LAK)
Laos
21 625,82 LAK/USD
Roupie indonésienne (IDR)
Indonésie
16 275 IDR/USD
Sum ouzbek (UZS)
Ouzbékistan
12 798,70 UZS/USD
Franc guinéen (GNF)
Guinée
8 667,50 GNF/USD
Guarani paraguayen (PYG)
Paraguay
7 996,67 PYG/USD
Ariary malgache (MGA)
Madagascar
4 467,50 MGA/USD
Franc burundais (BIF)
Burundi
2 977,00 BIF/USD
Top 10 des monnaies les moins chères par rapport à la Thaïlande en 2568
La livre libanaise, ou « lira », est la monnaie la moins chère par rapport à la Thaïlande et la plupart des autres pays. Utilisée officiellement depuis 1939, elle a perdu plus de 90 % de sa valeur ces deux dernières années en raison d’une crise économique et politique prolongée.
Situation économique du Liban
Depuis 2019, le Liban traverse la plus grave crise économique moderne : inflation à trois chiffres, pauvreté généralisée, système bancaire en crise. Le pays a fait défaut de paiement en 2020, et la livre s’est effondrée sur le marché des changes. Sans réforme structurelle, sa valeur pourrait continuer à chuter.
Détails de la monnaie
Code monétaire : LBP
Pays émetteur : Liban
Taux actuel : 89 751,22 LBP pour 1 USD
Politique de change : système à multiple taux, sans taux de change fixe strict
2. Rial iranien (IRR) : sanctions et tensions
L’IRR est aussi l’une des monnaies les moins chères au monde. Créé au XIXe siècle, il a été lié à la livre sterling en 1932, puis a connu une forte dévaluation après la révolution islamique de 1979. La dépendance aux exportations pétrolières, les sanctions américaines, la tension géopolitique et une inflation galopante ont fortement dévalué cette monnaie.
Raisons de la faiblesse de l’IRR
L’Iran, sous sanctions économiques strictes, dépend lourdement du pétrole. La tension géopolitique et une inflation élevée ont réduit la valeur de sa monnaie. La gestion économique défaillante a aussi contribué à une inflation extrême, rendant l’IRR l’une des monnaies les moins valorisées.
Pays : Iran
Code : IRR
Taux actuel : 1 USD = 42 112,50 IRR
Politique de change : officiellement liée au dollar, mais en pratique flottante sous gestion
Le dong a une histoire complexe : après la division du Vietnam en 1954, chaque partie a émis sa propre monnaie. Depuis la réunification en 1975, le dong est la monnaie officielle. Malgré sa faiblesse, l’économie vietnamienne s’est stabilisée dans les années 2000, avec une croissance rapide, notamment dans l’industrie textile et électronique.
Faiblesse du dong : un avantage pour l’exportation
Une monnaie faible permet de rendre les exportations vietnamiennes plus compétitives. Le dong, malgré sa faiblesse, reflète une économie en croissance, dépendante des exportations et des investissements étrangers. La gestion par flottement contrôlé limite la volatilité.
Détails
Code : VND
Pays : Vietnam
Taux actuel : 1 USD = 26 040 VND
Politique de change : flottement géré, indexé sur un panier de devises
4. Kip laotien (LAK) : défi d’un pays pauvre
Le kip a été introduit en 1952, après l’indépendance du Laos. Initialement lié au franc français, il a connu une forte dévaluation dans les années 1990 avec les réformes économiques. La pauvreté, la dépendance à l’agriculture, le faible investissement étranger, et une économie fragile expliquent sa faiblesse.
Facteurs de faiblesse
Le Laos, pays à faible revenu, dépend fortement de l’agriculture et des ressources naturelles. La croissance est limitée, et la monnaie subit une forte pression, surtout après la crise du COVID-19, avec une inflation élevée.
Code : LAK
Pays : Laos
Taux actuel : 1 USD = 21 625,82 LAK
Politique de change : flottement géré, lié au dollar et au baht
5. Roupie indonésienne (IDR) : grande économie, monnaie faible
L’IDR est longtemps restée faible malgré la taille de l’économie indonésienne, la plus grande d’Asie du Sud-Est. La dépendance aux exportations de matières premières, l’inflation persistante, et la gestion par la banque centrale ont maintenu sa faiblesse.
Historique et volatilité
Indonésie indépendante depuis 1945, la rupiah a été liée à la guilder néerlandaise, puis a connu des crises financières, notamment en 1997-98. La crise asiatique a fortement dévalué la monnaie. La dépendance aux matières premières rend la rupiah vulnérable aux fluctuations des prix.
Détails
Code : IDR
Pays : Indonésie
Taux actuel : 1 USD = 16 275 IDR
Politique : flottement libre
6. Sum ouzbek (UZS) : transition post-soviétique
L’Ouzbékistan, ancien république soviétique, a adopté le sum en 1994. La croissance économique est lente, dépendante des ressources naturelles, avec une inflation élevée. La monnaie est contrôlée, avec une gestion prudente pour stabiliser la devise.
Faiblesse et stabilité
Le pays, peu intégré globalement, dépend de l’agriculture. La faiblesse du sum reflète une économie encore en transition, avec une forte dépendance aux exportations de ressources.
Code : UZS
Pays : Ouzbékistan
Taux actuel : 1 USD = 12 798,70 UZS
Politique : flottement contrôlé, lié au dollar et au rouble
7. Franc guinéen (GNF) : ressources naturelles mais sous-développé
Depuis 1959, le GNF est la monnaie de la Guinée. La stabilité économique est fragile, dépendant de l’exploitation minière (bauxite, minerai de fer). La corruption, l’instabilité politique et le manque d’investissements limitent la valorisation.
Défis
Le pays souffre d’instabilité politique, d’un développement limité, et d’une économie dépendante des ressources naturelles. La faiblesse du GNF reflète ces difficultés.
Code : GNF
Pays : Guinée
Taux actuel : 1 USD = 8 667,50 GNF
Politique : flottement contrôlé
8. Guarani paraguayen (PYG) : dépendance agricole
Le PYG a été introduit en 1945. La dépendance à l’agriculture, la volatilité des prix des matières premières, et une économie peu diversifiée ont maintenu sa faiblesse. La crise économique et politique a souvent dévalué la monnaie.
Risques et faiblesse
Le Paraguay dépend fortement de l’exportation de soja, de bœuf, et de produits agricoles. La balance commerciale déficitaire et la faible diversification limitent la valorisation du PYG.
Code : PYG
Pays : Paraguay
Taux actuel : 1 USD = 7 996,67 PYG
Politique : flottement libre
9. Ariary malgache (MGA) : économie fragile
L’ariary est la monnaie officielle de Madagascar depuis 2005, remplaçant l’ancienne monnaie. La dépendance à l’agriculture, la pauvreté, et l’instabilité politique expliquent sa faiblesse.
Caractéristiques
L’économie repose sur l’agriculture et l’exploitation minière. La stabilité monétaire est faible, et la devise est sujette à de fortes fluctuations.
Code : MGA
Pays : Madagascar
Taux actuel : 1 USD = 4 467,50 MGA
Politique : flottement géré
10. Franc burundais (BIF) : pays très pauvre
Le franc burundais, depuis 1964, reflète la pauvreté et l’instabilité du Burundi. La balance commerciale déficitaire, l’instabilité politique, et le manque d’investissements maintiennent sa faiblesse.
Situation économique
Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres, dépendant de l’aide extérieure. La monnaie est très dévaluée, et la stabilité est fragile.
Code : BIF
Pays : Burundi
Taux actuel : 1 USD = 2 977 BIF
Politique : gestion de la masse monétaire pour limiter la volatilité
Facteurs expliquant la faiblesse relative de ces monnaies par rapport au baht thaïlandais
Les taux de change sont influencés par plusieurs facteurs : taux d’intérêt, inflation, dette publique, stabilité politique, et balance des paiements. Une inflation élevée, une dette importante, une instabilité politique ou une croissance faible entraînent souvent une dépréciation.
Taux d’intérêt élevé attire les investissements étrangers, renforçant la monnaie.
Inflation élevée dévalue la monnaie.
Balance commerciale déficitaire limite la demande pour la monnaie locale.
Crise économique ou politique provoque une fuite des capitaux et une dévaluation.
En résumé
Les monnaies les plus faibles par rapport à la Thaïlande ne sont pas seulement des chiffres, elles reflètent la santé économique, politique et la gestion de chaque pays. Les 10 monnaies étudiées, du livre libanais au franc burundais, font face à des défis spécifiques qui expliquent leur faiblesse.
Comprendre ces monnaies permet d’appréhender la complexité du marché mondial des changes et les facteurs qui influencent leur valeur. Pour les investisseurs, économistes ou étudiants en économie mondiale, connaître les raisons derrière ces faibles valeurs est essentiel pour une vision globale du système économique international.
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La monnaie la moins chère par rapport à la Thaïlande : les 10 devises les plus faibles en 2568
Les différentes monnaies à travers le monde ont des valeurs très variées. La monnaie la moins chère par rapport à la Thaïlande reflète des différences économiques et politiques profondes entre les pays. Les principaux facteurs qui entraînent la dépréciation d’une monnaie incluent une inflation élevée, un manque de diversification économique, une instabilité politique et une pression sur le déficit du compte courant. Comprenons ces monnaies et les facteurs influençant leur faiblesse face à des devises fortes comme le dollar américain et le baht thaïlandais.
Tableau comparatif : monnaies les moins chères par rapport à la Thaïlande
Top 10 des monnaies les moins chères par rapport à la Thaïlande en 2568
1. Livre libanaise (LBP) : crise économique majeure
La livre libanaise, ou « lira », est la monnaie la moins chère par rapport à la Thaïlande et la plupart des autres pays. Utilisée officiellement depuis 1939, elle a perdu plus de 90 % de sa valeur ces deux dernières années en raison d’une crise économique et politique prolongée.
Situation économique du Liban
Depuis 2019, le Liban traverse la plus grave crise économique moderne : inflation à trois chiffres, pauvreté généralisée, système bancaire en crise. Le pays a fait défaut de paiement en 2020, et la livre s’est effondrée sur le marché des changes. Sans réforme structurelle, sa valeur pourrait continuer à chuter.
Détails de la monnaie
2. Rial iranien (IRR) : sanctions et tensions
L’IRR est aussi l’une des monnaies les moins chères au monde. Créé au XIXe siècle, il a été lié à la livre sterling en 1932, puis a connu une forte dévaluation après la révolution islamique de 1979. La dépendance aux exportations pétrolières, les sanctions américaines, la tension géopolitique et une inflation galopante ont fortement dévalué cette monnaie.
Raisons de la faiblesse de l’IRR
L’Iran, sous sanctions économiques strictes, dépend lourdement du pétrole. La tension géopolitique et une inflation élevée ont réduit la valeur de sa monnaie. La gestion économique défaillante a aussi contribué à une inflation extrême, rendant l’IRR l’une des monnaies les moins valorisées.
3. Dong vietnamien (VND) : croissance économique malgré faiblesse
Le dong a une histoire complexe : après la division du Vietnam en 1954, chaque partie a émis sa propre monnaie. Depuis la réunification en 1975, le dong est la monnaie officielle. Malgré sa faiblesse, l’économie vietnamienne s’est stabilisée dans les années 2000, avec une croissance rapide, notamment dans l’industrie textile et électronique.
Faiblesse du dong : un avantage pour l’exportation
Une monnaie faible permet de rendre les exportations vietnamiennes plus compétitives. Le dong, malgré sa faiblesse, reflète une économie en croissance, dépendante des exportations et des investissements étrangers. La gestion par flottement contrôlé limite la volatilité.
Détails
4. Kip laotien (LAK) : défi d’un pays pauvre
Le kip a été introduit en 1952, après l’indépendance du Laos. Initialement lié au franc français, il a connu une forte dévaluation dans les années 1990 avec les réformes économiques. La pauvreté, la dépendance à l’agriculture, le faible investissement étranger, et une économie fragile expliquent sa faiblesse.
Facteurs de faiblesse
Le Laos, pays à faible revenu, dépend fortement de l’agriculture et des ressources naturelles. La croissance est limitée, et la monnaie subit une forte pression, surtout après la crise du COVID-19, avec une inflation élevée.
5. Roupie indonésienne (IDR) : grande économie, monnaie faible
L’IDR est longtemps restée faible malgré la taille de l’économie indonésienne, la plus grande d’Asie du Sud-Est. La dépendance aux exportations de matières premières, l’inflation persistante, et la gestion par la banque centrale ont maintenu sa faiblesse.
Historique et volatilité
Indonésie indépendante depuis 1945, la rupiah a été liée à la guilder néerlandaise, puis a connu des crises financières, notamment en 1997-98. La crise asiatique a fortement dévalué la monnaie. La dépendance aux matières premières rend la rupiah vulnérable aux fluctuations des prix.
Détails
6. Sum ouzbek (UZS) : transition post-soviétique
L’Ouzbékistan, ancien république soviétique, a adopté le sum en 1994. La croissance économique est lente, dépendante des ressources naturelles, avec une inflation élevée. La monnaie est contrôlée, avec une gestion prudente pour stabiliser la devise.
Faiblesse et stabilité
Le pays, peu intégré globalement, dépend de l’agriculture. La faiblesse du sum reflète une économie encore en transition, avec une forte dépendance aux exportations de ressources.
7. Franc guinéen (GNF) : ressources naturelles mais sous-développé
Depuis 1959, le GNF est la monnaie de la Guinée. La stabilité économique est fragile, dépendant de l’exploitation minière (bauxite, minerai de fer). La corruption, l’instabilité politique et le manque d’investissements limitent la valorisation.
Défis
Le pays souffre d’instabilité politique, d’un développement limité, et d’une économie dépendante des ressources naturelles. La faiblesse du GNF reflète ces difficultés.
8. Guarani paraguayen (PYG) : dépendance agricole
Le PYG a été introduit en 1945. La dépendance à l’agriculture, la volatilité des prix des matières premières, et une économie peu diversifiée ont maintenu sa faiblesse. La crise économique et politique a souvent dévalué la monnaie.
Risques et faiblesse
Le Paraguay dépend fortement de l’exportation de soja, de bœuf, et de produits agricoles. La balance commerciale déficitaire et la faible diversification limitent la valorisation du PYG.
9. Ariary malgache (MGA) : économie fragile
L’ariary est la monnaie officielle de Madagascar depuis 2005, remplaçant l’ancienne monnaie. La dépendance à l’agriculture, la pauvreté, et l’instabilité politique expliquent sa faiblesse.
Caractéristiques
L’économie repose sur l’agriculture et l’exploitation minière. La stabilité monétaire est faible, et la devise est sujette à de fortes fluctuations.
10. Franc burundais (BIF) : pays très pauvre
Le franc burundais, depuis 1964, reflète la pauvreté et l’instabilité du Burundi. La balance commerciale déficitaire, l’instabilité politique, et le manque d’investissements maintiennent sa faiblesse.
Situation économique
Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres, dépendant de l’aide extérieure. La monnaie est très dévaluée, et la stabilité est fragile.
Facteurs expliquant la faiblesse relative de ces monnaies par rapport au baht thaïlandais
Les taux de change sont influencés par plusieurs facteurs : taux d’intérêt, inflation, dette publique, stabilité politique, et balance des paiements. Une inflation élevée, une dette importante, une instabilité politique ou une croissance faible entraînent souvent une dépréciation.
En résumé
Les monnaies les plus faibles par rapport à la Thaïlande ne sont pas seulement des chiffres, elles reflètent la santé économique, politique et la gestion de chaque pays. Les 10 monnaies étudiées, du livre libanais au franc burundais, font face à des défis spécifiques qui expliquent leur faiblesse.
Comprendre ces monnaies permet d’appréhender la complexité du marché mondial des changes et les facteurs qui influencent leur valeur. Pour les investisseurs, économistes ou étudiants en économie mondiale, connaître les raisons derrière ces faibles valeurs est essentiel pour une vision globale du système économique international.