#加密市场观察 Les deux mains de Sam Altman : lorsque l'IA tue la confiance sur Internet, qui vend la seule véritable solution ?



Les racines cachées derrière la montée explosive et les paris risqués
Hier encore, ce projet, longtemps silencieux dans le monde des cryptomonnaies, que beaucoup d’investisseurs radicaux surnomment « la crypto du zéro » — World (anciennement Worldcoin) — s’est soudainement réveillé comme sous stéroïdes. En seulement 24 heures, le jeton WLD a bondi de 18 %, portant la capitalisation à 2,5 milliards de dollars. Pour les petits investisseurs qui scrutent sans cesse les graphiques en oscillation, c’est une bouffée d’air frais inattendue, mais pour les vétérans qui connaissent les jeux de pouvoir de la Silicon Valley, ce n’est que la pointe de l’iceberg d’un grand échiquier orchestré par Sam Altman, dont un aperçu commence à apparaître. La cause immédiate de cette hausse est une fuite confidentielle de Forbes : OpenAI travaille en secret sur une nouvelle application de réseau social. Dans cette ère de post-vérité où les fausses nouvelles abondent, créer une application sociale n’est pas exceptionnel en soi, mais ce qui l’est, c’est la barrière d’entrée — OpenAI envisage de vérifier que « vous êtes une personne » en utilisant la technologie de scan de l’iris. Cela vous semble familier ? C’est exactement ce que fait World avec sa sphère métallique argentée appelée « Orb », qui est aussi la seule raison d’être de cette technologie.

Le marché du capital ne distribue jamais de l’argent sans raison, chaque flux monétaire étant motivé par une logique crue. Cette récente montée n’est en réalité qu’un jeu d’échecs sophistiqué entre les élites de Wall Street et de Silicon Valley, qui parient tous que Sam Altman joue une partie d’une complexité extrême, une sorte de « jeu à somme nulle » entre deux forces opposées.

Regardons sa stratégie : sa main gauche, c’est OpenAI, qui utilise GPT pour créer des robots IA si crédibles qu’ils peuvent inonder Internet de données synthétiques ; sa main droite, c’est World, qui détient la seule preuve permettant de confirmer « je suis un humain ». Quand le chaos généré par la main gauche menace de détruire la confiance fondamentale d’Internet, la solution détenue par la main droite devient une ressource inestimable. C’est un cercle vertueux où l’on crée un virus, puis on vend la seule antidote.

Et si demain, Internet était rempli de « morts » ?
Il faut faire preuve d’un peu d’honnêteté, même minime, pour admettre une réalité glaçante : le système traditionnel de confiance sur Internet s’est complètement effondré. Rappelez-vous, autrefois, nous prouvions que nous n’étions pas des robots avec des CAPTCHA ou en utilisant notre numéro de téléphone. Mais face à GPT-4, et bientôt GPT-5, ces barrières sont aussi fragiles qu’un papier mouillé, qu’on peut déchirer d’un coup. Aujourd’hui, l’IA peut facilement falsifier des CV parfaits, jouer le rôle de votre partenaire idéal sur les réseaux sociaux, voire manipuler l’émotion des marchés financiers. C’est ce qu’on appelle la « théorie de l’Internet mort » — la majorité des interactions en ligne pourraient être des robots qui se parlent à eux-mêmes, et nous, simples spectateurs, sommes tombés dedans par erreur.

La valorisation d’OpenAI pourrait atteindre 730 milliards de dollars, avec Nvidia et Microsoft qui déversent des fonds, mais un danger majeur plane : si le problème de la « preuve d’identité » n’est pas résolu, l’écosystème d’OpenAI sera noyé dans ses propres données de mauvaise qualité. Quand l’IA ne pourra plus distinguer si elle apprend d’un humain ou d’un autre IA dans un « cycle de données » auto-alimenté, le modèle s’effondrera. À ce moment-là, la valeur de World ne sera plus un simple projet de cryptomonnaie abstrait, mais une pierre angulaire pour faire fonctionner Internet, le dernier rempart contre le refroidissement numérique. C’est comme lors de la ruée vers l’or du XIXe siècle : tout le monde se précipitait dans la rivière pour y extraire de l’or (faire de l’IA), mais cela congestionnait le cours d’eau, provoquant une bousculade générale.

Les stratèges comme Sam Altman ont anticipé cette crise depuis longtemps. Au lieu de se précipiter dans la rivière, ils ont installé un péage à l’embouchure — World. Vous voulez traverser ? Vous voulez exporter votre or ? Payez d’abord. Cette vision stratégique est la véritable barrière défensive de World. Ce n’est pas seulement un outil d’authentification, c’est le « douanier » de l’ère de l’IA, contrôlant l’accès au monde réel.

Les affaires dans la sphère métallique et l’utopie
Beaucoup pensent encore que World se limite à « vendre des scans d’iris contre quelques jetons », ce qui est une vision très superficielle. La technologie centrale de World — la preuve à divulgation zéro (Zero-Knowledge Proof) — ressemble en réalité à montrer une pièce d’identité à la porte d’un bar la nuit. Le gardien scanne votre QR code pour vérifier que vous êtes « majeur », sans connaître votre nom, votre adresse ou votre âge exact. L’objectif de World est de vous permettre, sans révéler aucune information privée, de prouver au monde que vous êtes une personne unique et irremplaçable.

Imaginez le futur : ChatGPT pourrait s’intégrer profondément avec World ID. Vous souhaitez payer en cryptomonnaie ? Vous voulez souscrire à un service premium ? Ou même commencer une relation amoureuse en ligne sans risquer d’être victime d’une arnaque ? Il faudra d’abord vérifier votre World ID. Ce n’est pas seulement une question de technologie, c’est la formation d’un cercle commercial complet.

World envisage aussi d’intégrer ce système dans des applications comme Tinder ou dans le matériel de jeu de Razer. Quand vous faites du farming dans un jeu, vous n’aurez plus à craindre que des scripts automatisés ne vous volent la vedette, car chaque adversaire sera un vrai humain vérifié par iris, avec une identité réelle.

Une narration encore plus ambitieuse concerne le « revenu de base universel » (UBI). Sam Altman prêche que l’IA finira par prendre la majorité des emplois humains, et que l’argent généré par l’IA doit être redistribué à toute l’humanité. Mais comment faire ? À qui le donner ? Et comment empêcher quelqu’un de créer des milliers de comptes pour frauder ? World devient alors le portefeuille de redistribution. Si vous prouvez que vous êtes humain, la part de la richesse créée par l’IA vous sera versée via le jeton WLD. Cela peut sembler utopique, mais la logique est cohérente : créer un problème (l’IA remplace l’humain), puis vendre la solution (donner de l’argent à l’humain via World).

L’évolution de l’ID 4.0 : un bal masqué numérique
Pour rendre cette grande narration crédible, World ne cesse d’améliorer sa technologie. La dernière version, ID 4.0, introduit un concept appelé le nœud OPRF, dont la documentation technique est complexe, mais que l’on peut comprendre avec une image concrète. Imaginez un bal masqué sans fin. Dans l’ancien système, vous portiez un même masque dans tous les lieux (applications). Un malin pouvait relier vos comportements dans différents endroits en suivant ce masque. Avec la technologie OPRF, c’est comme si vous aviez un dressing magique : quand vous quittez le « réseau social » pour entrer dans « le paiement », le système vous change instantanément de masque, totalement différent. Vous êtes un « tigre » sur un site, un « lapin » sur un autre, sans lien entre eux. Même si un hacker vole votre masque de tigre, il ne saura pas que vous êtes aussi le lapin sur un autre site, ni ne pourra reconstituer votre visage réel. C’est la forme ultime de « déconnexion » : une dissimulation numérique qui empêche toute surveillance.

De plus, la nouvelle version va assouplir la règle absurde du « port du ballon » (le dispositif physique). Elle supporte la vérification par passeport, la connexion multi-appareils, et la récupération via le cloud. World passe d’un gadget de geek à une infrastructure de base, semblable à un compte Google. Si cette technologie se déploie en 2026, elle pourrait devenir aussi essentielle qu’un numéro de téléphone, votre seul certificat d’identité dans le monde numérique.

L’épée de Damoclès : la régulation
Mais derrière cette utopie se cache une ombre énorme : la régulation mondiale contre World. Ce n’est pas une simple « difficulté de communication » comme le prétendent ses créateurs, mais une bataille juridique vitale. Regardons la situation en Europe. L’Agence espagnole de protection des données (AEPD) a immédiatement interdit à World de collecter des données dans le pays. La raison ? La découverte que des mineurs ont scanné leur iris pour quelques dizaines d’euros en échange de jetons. En Europe, où la vie privée est sacrée, manipuler des données de mineurs est une ligne rouge. Résultat : World doit suspendre ses opérations en Espagne et risque une amende colossale. Ce n’est pas seulement une perte de marché, c’est un mauvais précédent : si l’UE considère cette collecte de données biométriques comme illégale, tout le territoire couvert par le RGPD sera fermé à World.

En Afrique, la situation est encore plus surréaliste. Au Kenya, la police a fait une descente dans l’entrepôt de World, confisquant les sphères métalliques (Orbs) et emmenant les responsables pour interrogatoire. Le gouvernement kenyan s’inquiète : une société américaine, avec quelques jetons sans valeur claire, veut s’emparer des données biométriques de millions de citoyens ? C’est une question de souveraineté nationale. Ces accusations de « colonialisme numérique » sont parmi les plus difficiles à démentir pour World.

Sam Altman tente de tout régler via l’open source et la lobbying à Washington, mais dans un contexte où la vie privée est sacrée en Europe et où la conscience nationale s’éveille dans d’autres marchés, c’est une course entre un fou de la tech et des États. S’il perd, World sera un simple base de données biométriques illégale, ses sphères métalliques ne seront que des ferrailles. S’il gagne, il deviendra le passeport numérique universel.

L’économie toxique des jetons : quand la bombe explosera-t-elle ?
Pour finir, voici une mise en garde pour ceux qui, excités, veulent spéculer : la réalité est plus sombre qu’elle n’y paraît. Bien que l’histoire soit grandiose et la logique séduisante, le tokenomics de WLD est une véritable arnaque conçue pour piéger. Son prix a bondi de 18 % hier, mais il a chuté de près de 95 % par rapport à son sommet historique. Pourquoi ? Parce que son « offre en circulation » est extrêmement manipulée. La totalité des jetons WLD s’élève à 10 milliards, mais seule une petite fraction est réellement disponible sur le marché. Cela signifie qu’il s’agit d’un monstre à forte inflation : chaque jour, de nouveaux jetons sont « imprimés » à mesure que plus de personnes scannent leur iris.

C’est comme si une banque centrale imprimait de l’argent à la folie. À moins que la demande ne croisse aussi rapidement, le prix du jeton sera dilué et baissera inévitablement. Plus inquiétant encore, les unlocks des jetons par les investisseurs en capital-risque et l’équipe représentent une bombe à retardement : des centaines de millions, voire des milliards de WLD, seront libérés en masse à un moment donné, inondant le marché.

Qui pourra absorber cette pression de plusieurs milliards de dollars ? La hausse actuelle repose surtout sur l’espoir d’un partenariat avec OpenAI. Si OpenAI officialise une intégration avec World, le prix s’envolera. Mais si ce n’est qu’une rumeur ou si la vague de déblocages commence, la valeur d’aujourd’hui pourrait s’effondrer du jour au lendemain, voire tomber sous le plancher.

Comprendre la stratégie de Sam Altman n’est pas destiné à vous faire devenir un pigeon, mais à vous aider à saisir les règles du jeu sous-jacent dans ce monde dominé par l’IA. Dans cette ère où l’IA devient omniprésente, votre statut de « vrai humain » n’est plus une donnée acquise, mais une ressource précieuse, à valoriser et à échanger.

Quant au jeton WLD, il ressemble davantage à un ticket pour accéder à ce nouveau monde qu’à un investissement sûr. Si vous choisissez d’y participer, rappelez-vous : dans la vision de World, vous êtes une « machine à biométrie », un « carburant » pour maintenir l’effet de réseau. À moins d’être parfaitement conscient de ce que vous faites, évitez de miser tout votre argent dur gagné sur un rêve utopique qui pourrait être coupé à tout moment par la régulation ou l’inflation. Dans ce Far West numérique, il est permis de regarder le spectacle, mais entrer trop profondément peut vous coûter cher.
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FenerliBabavip
· Il y a 1h
Acheter pour gagner 💎
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ShizukaKazuvip
· Il y a 1h
Bonne année de richesse 🤑
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ShizukaKazuvip
· Il y a 1h
冲就完了💪
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ShizukaKazuvip
· Il y a 1h
Dépêche-toi de monter ! 🚗
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Luna_Starvip
· Il y a 2h
GOGOGO 2026 👊
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ybaservip
· Il y a 3h
Reste fort et HODL💎
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ShizukaKazuvip
· Il y a 3h
Restez ferme dans votre HODL💎
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ShizukaKazuvip
· Il y a 3h
Il suffit de pousser💪
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ShizukaKazuvip
· Il y a 3h
Le conducteur expérimenté, guide-moi 📈
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ShizukaKazuvip
· Il y a 3h
Bonne année de richesse 🤑
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