L’administration américaine intensifie ses espoirs sur le système bancaire. Le rapport publié par l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) à la mi-décembre révèle que les principales institutions financières aux États-Unis ont mis en place des mécanismes internes qui limitaient effectivement l’accès aux services pour des secteurs jugés problématiques. Au cœur des préoccupations se trouve la question de l’équité d’accès au système bancaire — un enjeu que l’équipe réglementaire trumpiste souhaite désormais mettre en avant dans l’agenda politique.
Comment les banques ont construit des barrières pour le secteur crypto
L’analyse menée par l’OCC sous la direction du contrôleur Jonathan Gould a porté sur neuf des plus grandes institutions bancaires du pays. Les conclusions montrent que des banques telles que JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup appliquaient des procédures beaucoup plus strictes envers les clients de certains secteurs économiques.
Ces mécanismes prenaient plusieurs formes :
Vérification renforcée des clients — les entreprises du secteur crypto, de l’armement ou des combustibles fossiles devaient passer par des processus d’approbation avancés avant de pouvoir accéder aux services bancaires de base
Critères décisionnels arbitraires — l’étendue de l’accès au centre des comptes dépendait d’évaluations subjectives de la conformité de l’activité avec les « valeurs » déclarées par la banque
Politiques non publiées — ces restrictions étaient inscrites dans des documents internes non accessibles aux clients, compliquant leur identification préalable aux éventuels problèmes
Durée de validité — le problème s’est aggravé entre 2020 et 2023, s’intensifiant considérablement durant cette période
Une base juridique imprécise complique l’application
Le rapport de l’OCC indique une intention de « tenir les banques responsables de pratiques discriminatoires », mais la source montre une faiblesse structurelle évidente. Selon l’analyse, l’agence ne se réfère à aucune disposition précise d’une loi fédérale pouvant justifier des poursuites. Au lieu de cela, la documentation s’appuie sur un décret exécutif signé par Donald Trump à l’été de l’année précédente, qui, en réalité, donne des instructions aux régulateurs, mais ne possède pas de force juridique contraignante pour les institutions financières.
Ce décret prévoit des sanctions pour « la rupture injustifiée de relations avec des partenaires commerciaux légitimes », mais cette formulation reste au niveau d’une déclaration politique. Les experts, y compris des analystes issus d’instituts de recherche, soulignent l’ironie de la situation : les régulateurs accusent les banques de pratiques discriminatoires, alors qu’eux-mêmes évaluent en réalité les banques selon leur profil réputationnel et leur conformité aux directives de supervision.
Les cryptomonnaies face aux nouvelles priorités réglementaires
La révélation des pratiques de débanking a coïncidé avec un intérêt croissant pour le bitcoin dans les cercles politiques et économiques. Les cryptomonnaies, longtemps marginalisées comme actifs spéculatifs, commencent à être perçues par leurs défenseurs comme un mécanisme d’indépendance financière face aux restrictions du secteur bancaire traditionnel.
La dynamique de ce conflit pourrait accélérer l’évolution naturelle — le renforcement des plateformes financières alternatives, notamment les services décentralisés (DeFi). Pour les entreprises opérant au sein de l’écosystème des comptes numériques de la cryptosphère, ce changement réglementaire pourrait représenter un tournant décisif. Alors que la finance traditionnelle subit une surveillance accrue en raison de pratiques prétendument discriminatoires, les systèmes décentralisés gagnent en attractivité en tant que solutions autonomes.
Cette perspective, bien que encore incertaine en l’absence d’un cadre juridique clair pour d’éventuelles sanctions, montre que le paysage bancaire est en pleine transformation.
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Les régulateurs attirent l'attention sur les pratiques bancaires sélectives à l'égard du secteur des cryptomonnaies
L’administration américaine intensifie ses espoirs sur le système bancaire. Le rapport publié par l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) à la mi-décembre révèle que les principales institutions financières aux États-Unis ont mis en place des mécanismes internes qui limitaient effectivement l’accès aux services pour des secteurs jugés problématiques. Au cœur des préoccupations se trouve la question de l’équité d’accès au système bancaire — un enjeu que l’équipe réglementaire trumpiste souhaite désormais mettre en avant dans l’agenda politique.
Comment les banques ont construit des barrières pour le secteur crypto
L’analyse menée par l’OCC sous la direction du contrôleur Jonathan Gould a porté sur neuf des plus grandes institutions bancaires du pays. Les conclusions montrent que des banques telles que JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup appliquaient des procédures beaucoup plus strictes envers les clients de certains secteurs économiques.
Ces mécanismes prenaient plusieurs formes :
Une base juridique imprécise complique l’application
Le rapport de l’OCC indique une intention de « tenir les banques responsables de pratiques discriminatoires », mais la source montre une faiblesse structurelle évidente. Selon l’analyse, l’agence ne se réfère à aucune disposition précise d’une loi fédérale pouvant justifier des poursuites. Au lieu de cela, la documentation s’appuie sur un décret exécutif signé par Donald Trump à l’été de l’année précédente, qui, en réalité, donne des instructions aux régulateurs, mais ne possède pas de force juridique contraignante pour les institutions financières.
Ce décret prévoit des sanctions pour « la rupture injustifiée de relations avec des partenaires commerciaux légitimes », mais cette formulation reste au niveau d’une déclaration politique. Les experts, y compris des analystes issus d’instituts de recherche, soulignent l’ironie de la situation : les régulateurs accusent les banques de pratiques discriminatoires, alors qu’eux-mêmes évaluent en réalité les banques selon leur profil réputationnel et leur conformité aux directives de supervision.
Les cryptomonnaies face aux nouvelles priorités réglementaires
La révélation des pratiques de débanking a coïncidé avec un intérêt croissant pour le bitcoin dans les cercles politiques et économiques. Les cryptomonnaies, longtemps marginalisées comme actifs spéculatifs, commencent à être perçues par leurs défenseurs comme un mécanisme d’indépendance financière face aux restrictions du secteur bancaire traditionnel.
La dynamique de ce conflit pourrait accélérer l’évolution naturelle — le renforcement des plateformes financières alternatives, notamment les services décentralisés (DeFi). Pour les entreprises opérant au sein de l’écosystème des comptes numériques de la cryptosphère, ce changement réglementaire pourrait représenter un tournant décisif. Alors que la finance traditionnelle subit une surveillance accrue en raison de pratiques prétendument discriminatoires, les systèmes décentralisés gagnent en attractivité en tant que solutions autonomes.
Cette perspective, bien que encore incertaine en l’absence d’un cadre juridique clair pour d’éventuelles sanctions, montre que le paysage bancaire est en pleine transformation.