Avez-vous entendu parler du projet Open Network (TON) ? Ce réseau, également appelé Toncoin dans le monde de la blockchain, suscite actuellement une grande attention.
Pourquoi ? Parce qu’il est directement connecté à Telegram, l’une des plus grandes applications de messagerie au monde. Avec 9 milliards d’utilisateurs, cette base d’utilisateurs massive cherche à résoudre en un clin d’œil le problème de la « complexité » qui freinait la diffusion des actifs cryptographiques.
La vision proposée par TON est claire. Les blockchains traditionnelles restaient un système difficile d’accès pour les techniciens. Mais avec TON, il est possible de manipuler des actifs cryptographiques avec la même simplicité que l’envoi d’un message. Il s’agit d’une véritable démocratisation de la blockchain.
Surpasser les réseaux existants en capacité de traitement
Lorsqu’on parle de blockchain, la scalabilité est un enjeu incontournable.
Bitcoin traite environ 7 transactions par seconde, Ethereum entre 15 et 30 transactions par seconde au maximum. Et TON ? Théoriquement, il peut gérer plusieurs millions de transactions par seconde.
D’où vient cette différence impressionnante ? La réponse réside dans une technologie innovante appelée « sharding infini ».
Les blockchains classiques traitaient toutes les transactions via un seul chemin de traitement. TON, lui, s’écarte de cela. Il ajuste automatiquement le nombre de chemins de traitement en fonction de la charge du réseau. Imaginez une autoroute dont le nombre de voies augmente en cas de congestion. Il peut créer jusqu’à 2^32 chaînes de travail, avec en plus 260 shards sous-jacents. Grâce à cette structure hiérarchique, une scalabilité pratiquement illimitée est atteinte.
Et les frais de transaction ? Ethereum peut voir ses coûts grimper à plusieurs dizaines de milliers de yens en période de congestion, tandis que TON reste toujours en dessous d’un cent. Cette stabilité ouvre la voie à une utilisation quotidienne comme infrastructure de paiement.
La révolution née de l’intégration avec Telegram
Depuis septembre 2023, TON a été officiellement adopté comme infrastructure Web3 officielle de Telegram. Comprendre cet événement est essentiel pour saisir la portée de TON.
Les adresses cryptographiques complexes ont disparu. À leur place, apparaît le « TON DNS », un nom lisible par l’humain. Avec un nom d’utilisateur comme @user, il est possible d’envoyer des fonds sans confusion. Les erreurs d’envoi deviennent beaucoup moins fréquentes.
Le paiement de Telegram Premium peut désormais aussi se faire en Toncoin. C’est symbolique : avec 9 milliards d’utilisateurs quotidiens, la majorité commence à toucher du doigt les actifs cryptographiques. Plus besoin de s’inscrire sur des échanges compliqués ou de configurer des portefeuilles difficiles. Il devient aussi simple de transférer des actifs que d’ouvrir une application de messagerie.
Innovation technologique
En explorant la stack technique de TON, on découvre une conception pensée en détail.
TVM (TON Virtual Machine) supporte des opérations de 64, 128 et 256 bits, avec détection automatique des débordements. La structure de données en cellules permet d’implémenter des programmes complexes de façon légère.
Hyperquorum Routing permet de transmettre des messages entre shards en environ 5 secondes. C’est une avancée révolutionnaire par rapport à la lenteur des communications cross-chain traditionnelles.
Il existe aussi un concept peu connu : la « blockchain verticale auto-réparante ». En résumé, même en cas d’erreur, le réseau peut corriger localement sans forker l’ensemble. La robustesse du réseau est ainsi grandement améliorée.
Le mécanisme de consensus combine PoS (Proof of Stake) et résistance aux attaques byzantines. Les validateurs misent des tokens pour participer à la validation et reçoivent des récompenses. Toute activité frauduleuse entraîne des pénalités immédiates. La sécurité et l’incitation économique sont intégrées dans la conception.
Une économie de tokens finement conçue
Comprendre le mécanisme d’offre de Toncoin est crucial pour évaluer la durabilité du projet.
L’offre maximale est fixée à 5 milliards de TON, sans possibilité de modification. La quantité en circulation est d’environ 2,417,62 millions de TON (taux de circulation de 46,94 %). Le reste sera distribué progressivement en récompense aux validateurs sur plusieurs décennies. Le taux d’inflation annuel est d’environ 2 %.
Le système de récompense des validateurs est intéressant. Il est conçu en supposant que 10 % de l’offre totale est mis en jeu. Les validateurs honnêtes peuvent espérer un rendement annuel d’environ 20 %. En cas de fraude ou d’inaction prolongée, une partie de leur mise est brûlée.
Le mécanisme déflationniste est également sophistiqué : brûlage de tokens frauduleux, frais de stockage sur smart contracts, suppression automatique des comptes inactifs. Ces différentes pressions contre l’inflation assurent une rareté à long terme.
Une particularité notable est la gestion des frais de stockage. Sur Ethereum, ces coûts sont quasiment gratuits après déploiement. Sur TON, ils sont récurrents, empêchant la croissance inutile de données et la sur-extension de la blockchain.
Construction d’un écosystème diversifié
Toncoin fonctionne comme un jeton utilitaire, avec de multiples usages.
Les frais de gaz pour toutes les opérations sur TON — transferts, exécution de smart contracts — nécessitent du Toncoin. La prévisibilité et le faible coût encouragent une utilisation fréquente.
Le staking des validateurs est au cœur de la sécurité. La participation au réseau exige de verrouiller des tokens, ce qui réduit leur disponibilité sur le marché et influence la dynamique de l’offre.
Les communications cross-shard sont aussi payantes en Toncoin. Les validateurs perçoivent des frais à chaque relais, ce qui favorise une efficacité basée sur le marché.
Les services de l’écosystème comme l’enregistrement TON DNS, TON Storage (hébergement de fichiers), TON Proxy (réseau anonyme) sont tous payés en Toncoin. Les utilisateurs sont ainsi libérés de la gestion de plusieurs tokens.
Le droit de vote pour la gouvernance est aussi inclus. Les détenteurs de tokens peuvent participer directement aux décisions de mise à jour du protocole ou de modification des paramètres.
Ambitions pour 2028
L’objectif ambitieux de l’équipe TON est d’intégrer 5 milliards d’utilisateurs Web3 d’ici 2028.
Ce chiffre dépasse largement le nombre actuel d’utilisateurs de cryptomonnaies. Mais avec la base de 9 milliards d’utilisateurs de Telegram, ce n’est pas irréaliste. Au contraire, c’est une cible pragmatique.
Sur le plan technique, l’objectif est d’augmenter la capacité de traitement à plusieurs millions de TPS, pour faire de TON une infrastructure de paiement globale.
L’expansion de l’écosystème développeur est aussi une priorité. La nouvelle langue de smart contract, inspirée de Java mais intégrant Haskell et ML pour la sécurité, vise à attirer plus de développeurs.
Les ponts cross-chain entre principales blockchains progressent rapidement. La compatibilité avec Ethereum et Bitcoin permettra à TON de devenir un hub blockchain, et pas seulement un réseau indépendant.
L’intégration de zk-SNARK pour la preuve à divulgation zéro permettra de concilier confidentialité et scalabilité, avec des transactions privées et une optimisation du traitement par lots.
Déploiement stratégique sur les marchés émergents
La stratégie de croissance de TON privilégie délibérément les marchés émergents.
Les régions où la pénétration des smartphones est forte mais où l’accès aux banques est difficile. La fusion avec Telegram offre des services financiers à ces populations, sans attendre le développement d’infrastructures financières traditionnelles.
L’intégration directe avec les monnaies locales est aussi une priorité. Elle permet d’échanger directement contre Toncoin, évitant les échanges compliqués.
Les partenariats locaux et la conformité réglementaire sont activement poursuivis. Le programme de subventions de la TON Foundation soutient le développement d’applications dans des domaines variés : jeux, médias sociaux, finance. Plusieurs milliers de projets sont en cours.
Des initiatives éducatives sont également en place pour élargir la communauté de développeurs et fournir des outils.
La vision future de TON
En conclusion, TON (The Open Network) incarne une vision du potentiel de la technologie blockchain.
Ce n’est pas qu’un produit spéculatif, mais une infrastructure pratique en cours de construction. La base de 9 milliards d’utilisateurs de Telegram, la technologie de sharding infini, une conception orientée vers l’utilité — tous ces éléments, combinés, laissent entrevoir une possibilité réelle de démocratisation de la blockchain.
Une rare alliance d’innovation technologique et de faisabilité commerciale, qui mérite une attention soutenue pour suivre son évolution.
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TON, qui compte 900 millions d'utilisateurs sur Telegram, va-t-il révolutionner le monde de la blockchain ?
TON n’est pas qu’une simple cryptomonnaie
Avez-vous entendu parler du projet Open Network (TON) ? Ce réseau, également appelé Toncoin dans le monde de la blockchain, suscite actuellement une grande attention.
Pourquoi ? Parce qu’il est directement connecté à Telegram, l’une des plus grandes applications de messagerie au monde. Avec 9 milliards d’utilisateurs, cette base d’utilisateurs massive cherche à résoudre en un clin d’œil le problème de la « complexité » qui freinait la diffusion des actifs cryptographiques.
La vision proposée par TON est claire. Les blockchains traditionnelles restaient un système difficile d’accès pour les techniciens. Mais avec TON, il est possible de manipuler des actifs cryptographiques avec la même simplicité que l’envoi d’un message. Il s’agit d’une véritable démocratisation de la blockchain.
Surpasser les réseaux existants en capacité de traitement
Lorsqu’on parle de blockchain, la scalabilité est un enjeu incontournable.
Bitcoin traite environ 7 transactions par seconde, Ethereum entre 15 et 30 transactions par seconde au maximum. Et TON ? Théoriquement, il peut gérer plusieurs millions de transactions par seconde.
D’où vient cette différence impressionnante ? La réponse réside dans une technologie innovante appelée « sharding infini ».
Les blockchains classiques traitaient toutes les transactions via un seul chemin de traitement. TON, lui, s’écarte de cela. Il ajuste automatiquement le nombre de chemins de traitement en fonction de la charge du réseau. Imaginez une autoroute dont le nombre de voies augmente en cas de congestion. Il peut créer jusqu’à 2^32 chaînes de travail, avec en plus 260 shards sous-jacents. Grâce à cette structure hiérarchique, une scalabilité pratiquement illimitée est atteinte.
Et les frais de transaction ? Ethereum peut voir ses coûts grimper à plusieurs dizaines de milliers de yens en période de congestion, tandis que TON reste toujours en dessous d’un cent. Cette stabilité ouvre la voie à une utilisation quotidienne comme infrastructure de paiement.
La révolution née de l’intégration avec Telegram
Depuis septembre 2023, TON a été officiellement adopté comme infrastructure Web3 officielle de Telegram. Comprendre cet événement est essentiel pour saisir la portée de TON.
Les adresses cryptographiques complexes ont disparu. À leur place, apparaît le « TON DNS », un nom lisible par l’humain. Avec un nom d’utilisateur comme @user, il est possible d’envoyer des fonds sans confusion. Les erreurs d’envoi deviennent beaucoup moins fréquentes.
Le paiement de Telegram Premium peut désormais aussi se faire en Toncoin. C’est symbolique : avec 9 milliards d’utilisateurs quotidiens, la majorité commence à toucher du doigt les actifs cryptographiques. Plus besoin de s’inscrire sur des échanges compliqués ou de configurer des portefeuilles difficiles. Il devient aussi simple de transférer des actifs que d’ouvrir une application de messagerie.
Innovation technologique
En explorant la stack technique de TON, on découvre une conception pensée en détail.
TVM (TON Virtual Machine) supporte des opérations de 64, 128 et 256 bits, avec détection automatique des débordements. La structure de données en cellules permet d’implémenter des programmes complexes de façon légère.
Hyperquorum Routing permet de transmettre des messages entre shards en environ 5 secondes. C’est une avancée révolutionnaire par rapport à la lenteur des communications cross-chain traditionnelles.
Il existe aussi un concept peu connu : la « blockchain verticale auto-réparante ». En résumé, même en cas d’erreur, le réseau peut corriger localement sans forker l’ensemble. La robustesse du réseau est ainsi grandement améliorée.
Le mécanisme de consensus combine PoS (Proof of Stake) et résistance aux attaques byzantines. Les validateurs misent des tokens pour participer à la validation et reçoivent des récompenses. Toute activité frauduleuse entraîne des pénalités immédiates. La sécurité et l’incitation économique sont intégrées dans la conception.
Une économie de tokens finement conçue
Comprendre le mécanisme d’offre de Toncoin est crucial pour évaluer la durabilité du projet.
L’offre maximale est fixée à 5 milliards de TON, sans possibilité de modification. La quantité en circulation est d’environ 2,417,62 millions de TON (taux de circulation de 46,94 %). Le reste sera distribué progressivement en récompense aux validateurs sur plusieurs décennies. Le taux d’inflation annuel est d’environ 2 %.
Le système de récompense des validateurs est intéressant. Il est conçu en supposant que 10 % de l’offre totale est mis en jeu. Les validateurs honnêtes peuvent espérer un rendement annuel d’environ 20 %. En cas de fraude ou d’inaction prolongée, une partie de leur mise est brûlée.
Le mécanisme déflationniste est également sophistiqué : brûlage de tokens frauduleux, frais de stockage sur smart contracts, suppression automatique des comptes inactifs. Ces différentes pressions contre l’inflation assurent une rareté à long terme.
Une particularité notable est la gestion des frais de stockage. Sur Ethereum, ces coûts sont quasiment gratuits après déploiement. Sur TON, ils sont récurrents, empêchant la croissance inutile de données et la sur-extension de la blockchain.
Construction d’un écosystème diversifié
Toncoin fonctionne comme un jeton utilitaire, avec de multiples usages.
Les frais de gaz pour toutes les opérations sur TON — transferts, exécution de smart contracts — nécessitent du Toncoin. La prévisibilité et le faible coût encouragent une utilisation fréquente.
Le staking des validateurs est au cœur de la sécurité. La participation au réseau exige de verrouiller des tokens, ce qui réduit leur disponibilité sur le marché et influence la dynamique de l’offre.
Les communications cross-shard sont aussi payantes en Toncoin. Les validateurs perçoivent des frais à chaque relais, ce qui favorise une efficacité basée sur le marché.
Les services de l’écosystème comme l’enregistrement TON DNS, TON Storage (hébergement de fichiers), TON Proxy (réseau anonyme) sont tous payés en Toncoin. Les utilisateurs sont ainsi libérés de la gestion de plusieurs tokens.
Le droit de vote pour la gouvernance est aussi inclus. Les détenteurs de tokens peuvent participer directement aux décisions de mise à jour du protocole ou de modification des paramètres.
Ambitions pour 2028
L’objectif ambitieux de l’équipe TON est d’intégrer 5 milliards d’utilisateurs Web3 d’ici 2028.
Ce chiffre dépasse largement le nombre actuel d’utilisateurs de cryptomonnaies. Mais avec la base de 9 milliards d’utilisateurs de Telegram, ce n’est pas irréaliste. Au contraire, c’est une cible pragmatique.
Sur le plan technique, l’objectif est d’augmenter la capacité de traitement à plusieurs millions de TPS, pour faire de TON une infrastructure de paiement globale.
L’expansion de l’écosystème développeur est aussi une priorité. La nouvelle langue de smart contract, inspirée de Java mais intégrant Haskell et ML pour la sécurité, vise à attirer plus de développeurs.
Les ponts cross-chain entre principales blockchains progressent rapidement. La compatibilité avec Ethereum et Bitcoin permettra à TON de devenir un hub blockchain, et pas seulement un réseau indépendant.
L’intégration de zk-SNARK pour la preuve à divulgation zéro permettra de concilier confidentialité et scalabilité, avec des transactions privées et une optimisation du traitement par lots.
Déploiement stratégique sur les marchés émergents
La stratégie de croissance de TON privilégie délibérément les marchés émergents.
Les régions où la pénétration des smartphones est forte mais où l’accès aux banques est difficile. La fusion avec Telegram offre des services financiers à ces populations, sans attendre le développement d’infrastructures financières traditionnelles.
L’intégration directe avec les monnaies locales est aussi une priorité. Elle permet d’échanger directement contre Toncoin, évitant les échanges compliqués.
Les partenariats locaux et la conformité réglementaire sont activement poursuivis. Le programme de subventions de la TON Foundation soutient le développement d’applications dans des domaines variés : jeux, médias sociaux, finance. Plusieurs milliers de projets sont en cours.
Des initiatives éducatives sont également en place pour élargir la communauté de développeurs et fournir des outils.
La vision future de TON
En conclusion, TON (The Open Network) incarne une vision du potentiel de la technologie blockchain.
Ce n’est pas qu’un produit spéculatif, mais une infrastructure pratique en cours de construction. La base de 9 milliards d’utilisateurs de Telegram, la technologie de sharding infini, une conception orientée vers l’utilité — tous ces éléments, combinés, laissent entrevoir une possibilité réelle de démocratisation de la blockchain.
Une rare alliance d’innovation technologique et de faisabilité commerciale, qui mérite une attention soutenue pour suivre son évolution.