Nouveau règlement du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information : 50 000 entreprises doivent se moderniser, l'intégration de l'Internet industriel et de l'IA entre dans une voie rapide
Le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information vient de publier le « Plan d’action pour l’intégration de l’Internet industriel et de l’intelligence artificielle », qui définit des objectifs de développement d’ici 2028. Ce document stratégique couvre trois axes principaux : l’expansion du réseau industriel de nouvelle génération, l’amélioration du système de gestion des données industrielles, et le développement de solutions intelligentes. L’indicateur le plus concret est la promotion de la rénovation et de la mise à niveau d’au moins 50 000 entreprises. Ce chiffre n’est pas anodin, il indique que la digitalisation industrielle va entrer dans une phase de déploiement à grande échelle.
Les trois piliers fondamentaux de la politique
Infrastructure du réseau industriel de nouvelle génération
La politique se concentre d’abord sur la construction d’infrastructures réseau répondant aux besoins des applications industrielles en IA. Les mots-clés ici sont « haut débit, faible latence, haute fiabilité, faible jitter », qui sont des exigences essentielles pour l’IA dans la fabrication, la transformation des matières premières, etc. Contrairement aux tolérances plus souples d’Internet, les scénarios industriels exigent une stabilité et une réactivité extrêmes, où une latence de quelques millisecondes peut entraîner l’arrêt d’une ligne de production.
Il est clairement indiqué que l’on doit accélérer le déploiement d’applications dans les secteurs clés tels que les matières premières, la fabrication d’équipements, les biens de consommation, et l’électronique. Ces secteurs se caractérisent par de grands volumes de données, des processus complexes et un fort potentiel d’amélioration de l’efficacité. L’objectif de rénovation de 50 000 entreprises implique que toutes, des grandes entreprises manufacturières aux PME, doivent suivre cette vague de modernisation.
Systèmes de collecte, de gouvernance et de circulation des données industrielles
Les données sont le carburant de l’IA. La politique insiste sur la nécessité d’améliorer le « système de collecte, de gouvernance, de circulation et de partage des données industrielles », et de créer des jeux de données de haute qualité dans 20 secteurs clés. Cette formulation est cruciale, car la qualité des données industrielles détermine directement l’efficacité des modèles d’IA.
Ce volet répond à un problème de longue date pour les entreprises industrielles : les données sont dispersées dans différents systèmes, sans standard unifié, ce qui limite leur circulation efficace. La politique prévoit la mise en place de solutions systématiques, ouvrant des opportunités pour les entreprises spécialisées dans la gestion, la sécurité et le commerce des données.
Développement de fournisseurs de solutions intelligentes
La politique prévoit explicitement de « favoriser la création d’un groupe de fournisseurs de solutions intelligentes, pour promouvoir la modernisation collaborative des PME, des grandes entreprises et des PME ». Cela signifie que toutes les entreprises ne doivent pas développer leurs propres solutions d’IA, mais qu’il faut faire appel à des fournisseurs spécialisés. Ce modèle facilite l’accès rapide des PME à l’IA et offre aux entreprises technologiques des opportunités de marché claires.
Pourquoi cette politique est-elle importante ?
D’un point de vue plus large, cette politique reflète une transition majeure dans l’industrie. Ces dernières années, l’application de l’IA s’est principalement concentrée sur Internet, la finance, la consommation, ou les secteurs B2C et B2B numériques. Désormais, l’IA s’approfondit dans la fabrication, les matières premières, et d’autres industries traditionnelles, marquant la pénétration de l’IA dans l’« économie réelle » en complément de l’économie virtuelle.
L’Internet industriel lui-même existe depuis plusieurs années, mais sans l’intégration de l’IA, ses effets restent limités. Inversement, les modèles d’IA sont puissants, mais sans les canaux de données en temps réel et fiables fournis par l’Internet industriel, leur potentiel est difficile à exploiter. La fusion des deux est une tendance incontournable.
Au niveau des entreprises, la rénovation de 50 000 d’entre elles implique d’importants investissements et une forte demande. Cela concerne non seulement les fabricants d’équipements réseau et les plateformes de gestion de données, mais aussi les fournisseurs de solutions sectorielles, d’intégration, et de services de conseil, constituant tout un écosystème.
Perspectives de développement futur
Sur la base de cette politique, on peut anticiper plusieurs axes de développement :
Une nouvelle vague d’investissements dans l’infrastructure de l’Internet industriel. Les technologies de réseau répondant aux exigences de faible latence et de haute fiabilité (comme le edge computing, la 5G industrielle) seront davantage déployées.
La valeur des données industrielles sera réévaluée. Les entreprises augmenteront leurs investissements dans la gouvernance et la sécurité des données, et un marché de la transaction de données industrielles pourrait se former progressivement.
Les solutions d’IA sectorielles deviendront un enjeu concurrentiel. Les modèles d’IA généralistes ont leurs limites, et les solutions personnalisées pour des secteurs ou des scénarios spécifiques seront en forte demande. Cela offre des opportunités aux entreprises ayant une expertise sectorielle.
En résumé
Le message clé de ce document stratégique est clair : la fusion de l’Internet industriel et de l’IA n’est plus une option, mais une nécessité. L’objectif de 50 000 entreprises rénovées, la construction de jeux de données pour 20 secteurs, et le développement de solutions intelligentes pointent vers une transformation systémique de l’industrie. Pour les fabricants, c’est une fenêtre pour accélérer leur digitalisation et leur automatisation. Pour les entreprises technologiques, c’est une opportunité d’entrer dans le secteur industriel. Dans les deux prochaines années, de nombreux projets concrets et investissements devraient voir le jour dans ce domaine.
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Nouveau règlement du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information : 50 000 entreprises doivent se moderniser, l'intégration de l'Internet industriel et de l'IA entre dans une voie rapide
Le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information vient de publier le « Plan d’action pour l’intégration de l’Internet industriel et de l’intelligence artificielle », qui définit des objectifs de développement d’ici 2028. Ce document stratégique couvre trois axes principaux : l’expansion du réseau industriel de nouvelle génération, l’amélioration du système de gestion des données industrielles, et le développement de solutions intelligentes. L’indicateur le plus concret est la promotion de la rénovation et de la mise à niveau d’au moins 50 000 entreprises. Ce chiffre n’est pas anodin, il indique que la digitalisation industrielle va entrer dans une phase de déploiement à grande échelle.
Les trois piliers fondamentaux de la politique
Infrastructure du réseau industriel de nouvelle génération
La politique se concentre d’abord sur la construction d’infrastructures réseau répondant aux besoins des applications industrielles en IA. Les mots-clés ici sont « haut débit, faible latence, haute fiabilité, faible jitter », qui sont des exigences essentielles pour l’IA dans la fabrication, la transformation des matières premières, etc. Contrairement aux tolérances plus souples d’Internet, les scénarios industriels exigent une stabilité et une réactivité extrêmes, où une latence de quelques millisecondes peut entraîner l’arrêt d’une ligne de production.
Il est clairement indiqué que l’on doit accélérer le déploiement d’applications dans les secteurs clés tels que les matières premières, la fabrication d’équipements, les biens de consommation, et l’électronique. Ces secteurs se caractérisent par de grands volumes de données, des processus complexes et un fort potentiel d’amélioration de l’efficacité. L’objectif de rénovation de 50 000 entreprises implique que toutes, des grandes entreprises manufacturières aux PME, doivent suivre cette vague de modernisation.
Systèmes de collecte, de gouvernance et de circulation des données industrielles
Les données sont le carburant de l’IA. La politique insiste sur la nécessité d’améliorer le « système de collecte, de gouvernance, de circulation et de partage des données industrielles », et de créer des jeux de données de haute qualité dans 20 secteurs clés. Cette formulation est cruciale, car la qualité des données industrielles détermine directement l’efficacité des modèles d’IA.
Ce volet répond à un problème de longue date pour les entreprises industrielles : les données sont dispersées dans différents systèmes, sans standard unifié, ce qui limite leur circulation efficace. La politique prévoit la mise en place de solutions systématiques, ouvrant des opportunités pour les entreprises spécialisées dans la gestion, la sécurité et le commerce des données.
Développement de fournisseurs de solutions intelligentes
La politique prévoit explicitement de « favoriser la création d’un groupe de fournisseurs de solutions intelligentes, pour promouvoir la modernisation collaborative des PME, des grandes entreprises et des PME ». Cela signifie que toutes les entreprises ne doivent pas développer leurs propres solutions d’IA, mais qu’il faut faire appel à des fournisseurs spécialisés. Ce modèle facilite l’accès rapide des PME à l’IA et offre aux entreprises technologiques des opportunités de marché claires.
Pourquoi cette politique est-elle importante ?
D’un point de vue plus large, cette politique reflète une transition majeure dans l’industrie. Ces dernières années, l’application de l’IA s’est principalement concentrée sur Internet, la finance, la consommation, ou les secteurs B2C et B2B numériques. Désormais, l’IA s’approfondit dans la fabrication, les matières premières, et d’autres industries traditionnelles, marquant la pénétration de l’IA dans l’« économie réelle » en complément de l’économie virtuelle.
L’Internet industriel lui-même existe depuis plusieurs années, mais sans l’intégration de l’IA, ses effets restent limités. Inversement, les modèles d’IA sont puissants, mais sans les canaux de données en temps réel et fiables fournis par l’Internet industriel, leur potentiel est difficile à exploiter. La fusion des deux est une tendance incontournable.
Au niveau des entreprises, la rénovation de 50 000 d’entre elles implique d’importants investissements et une forte demande. Cela concerne non seulement les fabricants d’équipements réseau et les plateformes de gestion de données, mais aussi les fournisseurs de solutions sectorielles, d’intégration, et de services de conseil, constituant tout un écosystème.
Perspectives de développement futur
Sur la base de cette politique, on peut anticiper plusieurs axes de développement :
Une nouvelle vague d’investissements dans l’infrastructure de l’Internet industriel. Les technologies de réseau répondant aux exigences de faible latence et de haute fiabilité (comme le edge computing, la 5G industrielle) seront davantage déployées.
La valeur des données industrielles sera réévaluée. Les entreprises augmenteront leurs investissements dans la gouvernance et la sécurité des données, et un marché de la transaction de données industrielles pourrait se former progressivement.
Les solutions d’IA sectorielles deviendront un enjeu concurrentiel. Les modèles d’IA généralistes ont leurs limites, et les solutions personnalisées pour des secteurs ou des scénarios spécifiques seront en forte demande. Cela offre des opportunités aux entreprises ayant une expertise sectorielle.
En résumé
Le message clé de ce document stratégique est clair : la fusion de l’Internet industriel et de l’IA n’est plus une option, mais une nécessité. L’objectif de 50 000 entreprises rénovées, la construction de jeux de données pour 20 secteurs, et le développement de solutions intelligentes pointent vers une transformation systémique de l’industrie. Pour les fabricants, c’est une fenêtre pour accélérer leur digitalisation et leur automatisation. Pour les entreprises technologiques, c’est une opportunité d’entrer dans le secteur industriel. Dans les deux prochaines années, de nombreux projets concrets et investissements devraient voir le jour dans ce domaine.