Source des données : Farside Investors, SoSoValue, rapport H.4.1 de la Réserve fédérale, CryptoQuant
Le premier jour de négociation de 2026, le flux net quotidien des ETF BTC s’élève à 471 millions de dollars.
Que signifie ce chiffre ?
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont connu une sortie nette totale d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard de dollars en décembre seul.
Beaucoup ont massivement coupé leurs pertes au-dessus de 93K, tandis que les institutions ont racheté environ un dixième en une seule journée, le 2 janvier.
Parallèlement, il s’est produit :
La balance de la Réserve fédérale a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12)
La position des nouvelles baleines dépasse 100 000 BTC (120 milliards de dollars)
Le BTC a rebondi de 87,5K à 93K (+6,8%)
Ces trois données simultanées reflètent un changement dans la dynamique des capitaux.
La hausse de 2025 repose sur la “narrative” (halving, lancement des ETF), celle de 2026 sur “l’argent réel” (assouplissement de la Fed, souscriptions institutionnelles, accumulation par les baleines).
C’est la deuxième phase du marché : du sentiment à la dynamique de capitaux.
01|Ce qui s’est passé : trois signaux simultanés
Signal 1 : Les ETF inversent la pression vendeuse
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont connu une sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard en décembre. Les petits investisseurs ont massivement coupé leurs pertes entre 90 et 93K, la panique s’est répandue.
Mais le 2 janvier, le flux net journalier des ETF BTC a atteint 471 millions de dollars, le plus haut depuis le 11 novembre 2025.
Que cela signifie-t-il ? Les institutions ont racheté lors de la liquidation des petits investisseurs.
Données plus concrètes :
Le iBit de BlackRock est actuellement le plus grand ETF BTC au comptant, en termes de taille.
En termes de volume de transactions, l’iBit représente près de 70 % du volume total.
La valeur totale des ETF BTC au comptant dépasse les 100 milliards de dollars.
Le volume total des transactions des ETF cryptographiques aux États-Unis a dépassé 2 000 milliards de dollars.
Signal 2 : La Fed change d’attitude et augmente son bilan
En mars 2022, la Fed a lancé la QT (resserrement quantitatif), qui a duré près de 3 ans. La QT consiste à retirer de la liquidité du marché, ce qui est la cause principale de la chute de tous les actifs risqués en 2022-2023.
Mais selon des sources officielles (Reuters, rapports de la Fed, etc.), la QT sera arrêtée/terminée le 1er décembre 2025.
Depuis janvier, la Fed ne retire plus de liquidités, elle en injecte même.
La balance de la Fed a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12).
Depuis décembre, la Fed achète automatiquement des titres à court terme pour renforcer ses réserves (RMP), environ 40 milliards de dollars la première semaine ; le marché prévoit que cette politique de “lente expansion du bilan pour renforcer les réserves” se poursuivra, mais à une échelle plus contrôlée.
Autrement dit, le tournant clé est passé de “retrait de liquidités” à “augmentation de liquidités”.
Signal 3 : Les nouvelles baleines accélèrent leur accumulation
Les données on-chain montrent que les nouvelles baleines accumulent BTC à un rythme record :
De nouvelles adresses détiennent plus de 100 000 BTC, d’une valeur d’environ 120 milliards de dollars.
Tether a acheté 8 888 BTC (7,8 milliards de dollars) lors du réveillon 2025, portant la détention totale à plus de 96 000 BTC.
Les détenteurs à long terme sont passés en mode “accumulation nette” au cours des 30 derniers jours.
Mais un point de controverse important : le chef de la recherche de CryptoQuant indique que certaines données sur “les baleines accumulant” pourraient être biaisées par des portefeuilles internes aux exchanges. Après filtrage des facteurs liés aux exchanges, les véritables adresses de baleines (100-1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leur position.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées de petite taille) + des souscriptions institutionnelles via ETF.
Le point commun de ces trois signaux : l’argent entre sur le marché, et c’est “l’argent intelligent”.
02|Pourquoi les institutions entrent quand les petits investisseurs liquident
Premier niveau : la création de la base de liquidité par l’assouplissement de la Fed
Depuis mars 2022, la Fed a lancé la QT, réduisant son bilan de 9 à 6,6 trillions de dollars, retirant ainsi 2,4 trillions de dollars de liquidités.
Que s’est-il passé pendant la QT ?
En 2022 : le Nasdaq chute de 33 %, le BTC de 65 %
En 2023 : hausse des taux jusqu’à 5,5 %, faillite de FTX, Luna à zéro
Tous les actifs risqués ont subi une pression.
Mais en décembre 2025, la QT s’arrête officiellement. Depuis janvier, la Fed change de cap et commence à “gérer ses réserves”. Ce n’est pas du QE (assouplissement quantitatif), mais la liquidité n’est plus retirée, elle commence à entrer.
Que cela signifie-t-il pour le BTC ?
En se référant à l’histoire : en mars 2020, la Fed a lancé un QE illimité, et le BTC est passé de 3 800 $ à 69 000 $ (+1 715 %). La taille de cette opération était bien plus grande, mais la direction a changé.
Plus d’argent américain dans le marché cherchera des actifs à rendement élevé. Le BTC, en tant que “or numérique”, est un récepteur naturel de liquidités.
Deuxième niveau : l’ETF devient “l’autoroute” de la gestion institutionnelle
En janvier 2024, le lancement de l’ETF BTC au comptant a considérablement abaissé le seuil d’entrée pour les institutions.
Plus besoin d’apprendre à gérer des clés privées, des portefeuilles froids, ou faire des transferts on-chain.
Les canaux réglementaires permettent d’intégrer ces actifs dans des portefeuilles de pension, fonds de couverture, family offices.
La liquidité est excellente, on peut acheter ou vendre à tout moment, sans restrictions de retrait.
Pourquoi la sortie en décembre ? Les petits ont FOMO et achètent au plus haut, au-dessus de 93K.
Pourquoi l’entrée en janvier ? Les institutions investissent rationnellement, en achetant lors des creux entre 87 et 90K.
Données clés :
BlackRock’s iBit détient 770 800 BTC, le plus grand ETF BTC au comptant.
Le volume total des ETF a dépassé 2 000 milliards de dollars.
Avant le lancement, pour détenir du BTC, les institutions devaient créer leur propre portefeuille froid, former une équipe, gérer les risques réglementaires. Après, il suffit de quelques clics sur un compte de courtage.
Troisième niveau : la “génération” des nouvelles baleines
Les anciennes baleines (entrée entre 2013 et 2017) ont probablement réalisé des profits en haut. Leur coût d’acquisition était très faible (quelques centaines ou milliers de dollars), et 90K représentait un rendement astronomique.
Mais les nouvelles baleines (entrée entre 2023 et 2026) prennent le relais. Leur coût d’acquisition est de 50 000 à 70 000 dollars, 90K n’est qu’un point de départ.
La logique de Tether est emblématique : depuis mai 2023, chaque trimestre, 15 % des profits sont utilisés pour acheter du BTC. Peu importe si le prix est à 60 000 ou 40 000, ils achètent sans relâche. Cela dure depuis 10 trimestres, sans interruption.
Coût moyen : 51 117 dollars, prix actuel : 93K, plus-value flottante de plus de 3,5 milliards de dollars.
Ce n’est pas de la chance, c’est de la discipline.
C’est la “génération de capitaux” : les “early believers” cèdent leur place aux “gestionnaires institutionnels”. Les vieux baleines ont pris leurs profits, les nouvelles prennent le relais. La structure du marché devient plus saine, les détenteurs plus dispersés.
03|Trois risques à ne pas négliger
Risque 1 : La controverse sur les données des “nouvelles baleines”
Le chef de la recherche de CryptoQuant indique que les données récentes sur “les baleines accumulant” pourraient être biaisées : la consolidation des portefeuilles internes aux exchanges peut être mal interprétée comme des “achats de baleines”.
Après filtrage, les véritables adresses de baleines (100-1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leur position.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées) + des souscriptions institutionnelles via ETF.
Que cela signifie-t-il ?
Il faut distinguer le vrai du faux dans les données, ne pas croire aveuglément. La demande réelle existe toujours, mais elle n’est pas aussi spectaculaire que les chiffres bruts le laissent penser. La hausse du marché repose davantage sur “des achats réguliers de petites quantités” que sur “des achats massifs”.
C’est en fait une bonne nouvelle. Cela montre que le marché est plus dispersé, moins dépendant de quelques gros acteurs.
Risque 2 : La “limite” de l’expansion du bilan de la Fed
L’expansion du bilan est une “opération technique” pour renforcer la réserve de liquidités, différente du QE, et à échelle plus maîtrisée. Si le marché interprète à tort cela comme un QE de 2020, il sera déçu.
Actuellement, le RMP est une opération technique, pas une injection volontaire de liquidités. La taille est bien inférieure à celle du QE de 2020 (plus de 1000 milliards par mois).
Autrement dit, la liquidité ne s’améliore que très modestement. Le BTC ne va pas “exploser” comme de 4 000 à 69 000 (2020-2021). Il faut attendre une politique monétaire plus claire (baisse des taux, relance du QE).
2026 pourrait être une “slow bull”.
Risque 3 : Le “piège temporel” entre petits investisseurs et institutions
Les institutions achètent entre 87 et 90K, les petits investisseurs achètent en surchauffe à 93K. Si le BTC revient à 88K :
Les institutions restent bénéficiaires, continuent à détenir
Les petits investisseurs sont piégés, paniquent et liquident
Résultat : les institutions rachetent à nouveau à bas prix.
C’est un cycle éternel :
Les institutions pensent en cycles de 4 ans, les petits en cycles de 4 semaines.
Les institutions ont de la discipline, les petits suivent leur feeling.
Les institutions achètent contre la tendance, les petits suivent la hype.
Les données de novembre-décembre en sont la meilleure preuve : les petits ont liquidé à 93K (sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars en deux mois), tandis que les institutions ont racheté à 87K (flux net de 471 millions de dollars le 2 janvier). Les institutions gagnent l’argent de la panique des petits.
04|Ce que cette hausse de 2026 diffère de celle de 2025
Hausse de 2025 : impulsée par la “narrative”
Logique centrale : halving + lancement des ETF + choc d’offre après halving
Sources de capitaux : FOMO des petits, configuration expérimentale des institutions
Performance : de 25 000 à 73 000 (+192 %)
Risque : après la réalisation de la narrative, le flux de capitaux se retire (sorties nettes d’environ 4,57 milliards de dollars en deux mois, novembre-décembre)
Hausse de 2026 : pilotée par “l’argent réel”
Logique centrale : assouplissement de la Fed + flux continu dans les ETF + accumulation par les nouvelles baleines
Sources de capitaux : investissements à long terme des institutions, fonds souverains, family offices
Performance : rebond de 87 000 à 93 000 (+6,8 %, tout juste commencé)
Avantages : la dynamique de capitaux est plus durable que la “narrative”
Différences clés :
La force motrice change : 2025 repose sur “les attentes”, 2026 sur “l’argent réel”. La narrative peut changer du jour au lendemain (ex : changement d’attitude de la SEC, ajustements réglementaires), mais le flux de capitaux est une réalité tangible.
La pérennité change : la narrative s’estompe (effet halving décroissant, disparition de la nouveauté ETF), mais l’argent reste (l’investissement institutionnel est une stratégie à long terme, pas une entrée/sortie fréquente).
La volatilité diffère : la phase de dynamique de capitaux voit moins de fluctuations. Les institutions n’achètent pas en suivant la hype, elles ont un plan clair et une discipline.
Cela signifie que 2026 pourrait ne pas connaître de “montée et chute brutale” comme 2021, mais plutôt une “slow bull” : une progression progressive, avec peu de corrections.
Les petits investisseurs doivent s’adapter à ce nouveau rythme, sans attendre de “doublement du jour au lendemain”, avec patience.
En référence à l’or, de 2019 à 2024, l’or est passé de 1 300 à 2 700 dollars (+107 %) en 5 ans. Pas de hausse explosive, mais pas de chute brutale non plus. C’est la caractéristique d’un marché dominé par les institutions.
05|Trois enseignements pour nous
Premier : apprendre à décrypter la tendance de “l’argent intelligent”.
Ne pas suivre aveuglément les chandeliers, suivre plutôt les flux de capitaux :
Entrée dans les ETF = achat par les institutions
Expansion du bilan de la Fed = amélioration de la liquidité
Nouvelles baleines accumulant = signal à long terme
Ces trois indicateurs sont plus importants que n’importe quelle analyse technique. Les chandeliers peuvent mentir (dessiner des portes, faire du “wash trading”, fausses ruptures), mais les flux de capitaux ne trompent pas.
Deuxième : comprendre le “piège temporel”.
Les institutions achètent quand les petits paniquent, vendent quand les petits FOMO.
Si vous suivez la tendance, vous serez la proie de la liquidation.
Il faut apprendre à :
Acheter quand les institutions achètent (même si c’est la panique)
Vendre quand les institutions vendent (même si c’est l’euphorie)
Et se baser sur les flux, pas sur le feeling.
Troisième : 2026 pourrait être un “slow bull”, il faut de la patience.
Le “paroxysme” de 2021 ne se reproduira pas. Ce marché ressemble plutôt à :
Une hausse de 5-10 % par mois
Sur 12-18 mois
Avec un nouveau sommet, mais un parcours plus sinueux
Si vous espérez “devenir riche du jour au lendemain”, vous serez déçu. Mais si vous avez de la patience, vous constaterez que cette hausse est plus “confortable” que la précédente. Moins de corrections, moins d’angoisse quotidienne.
Avant, le BTC est passé de 69 000 à 15 000, avec une chute de 78 %. Beaucoup ont coupé leurs pertes à 60K, 50K, 40K, pour finir complètement désespérés à 15K.
Si 2026 est une slow bull, la correction pourrait n’être que de 15-20 %. Passer de 90K à 75K, plutôt que de 90K à 20K. Dans ce contexte, il est plus facile de tenir, l’esprit plus serein.
Dernier mot : comprendre la dynamique des capitaux institutionnels est plus important que de prévoir le prix. Quand vous comprenez où va l’argent, vous ne paniquerez pas quand il faut acheter, ni ne serez avide quand il faut vendre.
En décembre, les petits ont liquidé à 93K, en janvier, les institutions ont renforcé leur position à 87K. Voilà la différence.
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L'argent intelligent afflue ! Analyse des trois principaux moteurs derrière la reprise du BTC
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Auteur : Yuǎnshān Dòngjiàn
Source des données : Farside Investors, SoSoValue, rapport H.4.1 de la Réserve fédérale, CryptoQuant
Le premier jour de négociation de 2026, le flux net quotidien des ETF BTC s’élève à 471 millions de dollars.
Que signifie ce chiffre ?
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont connu une sortie nette totale d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard de dollars en décembre seul.
Beaucoup ont massivement coupé leurs pertes au-dessus de 93K, tandis que les institutions ont racheté environ un dixième en une seule journée, le 2 janvier.
Parallèlement, il s’est produit :
La balance de la Réserve fédérale a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12)
La position des nouvelles baleines dépasse 100 000 BTC (120 milliards de dollars)
Le BTC a rebondi de 87,5K à 93K (+6,8%)
Ces trois données simultanées reflètent un changement dans la dynamique des capitaux.
La hausse de 2025 repose sur la “narrative” (halving, lancement des ETF), celle de 2026 sur “l’argent réel” (assouplissement de la Fed, souscriptions institutionnelles, accumulation par les baleines).
C’est la deuxième phase du marché : du sentiment à la dynamique de capitaux.
01|Ce qui s’est passé : trois signaux simultanés
Signal 1 : Les ETF inversent la pression vendeuse
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont connu une sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard en décembre. Les petits investisseurs ont massivement coupé leurs pertes entre 90 et 93K, la panique s’est répandue.
Mais le 2 janvier, le flux net journalier des ETF BTC a atteint 471 millions de dollars, le plus haut depuis le 11 novembre 2025.
Que cela signifie-t-il ? Les institutions ont racheté lors de la liquidation des petits investisseurs.
Données plus concrètes :
Le iBit de BlackRock est actuellement le plus grand ETF BTC au comptant, en termes de taille.
En termes de volume de transactions, l’iBit représente près de 70 % du volume total.
La valeur totale des ETF BTC au comptant dépasse les 100 milliards de dollars.
Le volume total des transactions des ETF cryptographiques aux États-Unis a dépassé 2 000 milliards de dollars.
Signal 2 : La Fed change d’attitude et augmente son bilan
En mars 2022, la Fed a lancé la QT (resserrement quantitatif), qui a duré près de 3 ans. La QT consiste à retirer de la liquidité du marché, ce qui est la cause principale de la chute de tous les actifs risqués en 2022-2023.
Mais selon des sources officielles (Reuters, rapports de la Fed, etc.), la QT sera arrêtée/terminée le 1er décembre 2025.
Depuis janvier, la Fed ne retire plus de liquidités, elle en injecte même.
La balance de la Fed a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12).
Depuis décembre, la Fed achète automatiquement des titres à court terme pour renforcer ses réserves (RMP), environ 40 milliards de dollars la première semaine ; le marché prévoit que cette politique de “lente expansion du bilan pour renforcer les réserves” se poursuivra, mais à une échelle plus contrôlée.
Autrement dit, le tournant clé est passé de “retrait de liquidités” à “augmentation de liquidités”.
Signal 3 : Les nouvelles baleines accélèrent leur accumulation
Les données on-chain montrent que les nouvelles baleines accumulent BTC à un rythme record :
De nouvelles adresses détiennent plus de 100 000 BTC, d’une valeur d’environ 120 milliards de dollars.
Tether a acheté 8 888 BTC (7,8 milliards de dollars) lors du réveillon 2025, portant la détention totale à plus de 96 000 BTC.
Les détenteurs à long terme sont passés en mode “accumulation nette” au cours des 30 derniers jours.
Mais un point de controverse important : le chef de la recherche de CryptoQuant indique que certaines données sur “les baleines accumulant” pourraient être biaisées par des portefeuilles internes aux exchanges. Après filtrage des facteurs liés aux exchanges, les véritables adresses de baleines (100-1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leur position.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées de petite taille) + des souscriptions institutionnelles via ETF.
Le point commun de ces trois signaux : l’argent entre sur le marché, et c’est “l’argent intelligent”.
02|Pourquoi les institutions entrent quand les petits investisseurs liquident
Premier niveau : la création de la base de liquidité par l’assouplissement de la Fed
Depuis mars 2022, la Fed a lancé la QT, réduisant son bilan de 9 à 6,6 trillions de dollars, retirant ainsi 2,4 trillions de dollars de liquidités.
Que s’est-il passé pendant la QT ?
En 2022 : le Nasdaq chute de 33 %, le BTC de 65 %
En 2023 : hausse des taux jusqu’à 5,5 %, faillite de FTX, Luna à zéro
Tous les actifs risqués ont subi une pression.
Mais en décembre 2025, la QT s’arrête officiellement. Depuis janvier, la Fed change de cap et commence à “gérer ses réserves”. Ce n’est pas du QE (assouplissement quantitatif), mais la liquidité n’est plus retirée, elle commence à entrer.
Que cela signifie-t-il pour le BTC ?
En se référant à l’histoire : en mars 2020, la Fed a lancé un QE illimité, et le BTC est passé de 3 800 $ à 69 000 $ (+1 715 %). La taille de cette opération était bien plus grande, mais la direction a changé.
Plus d’argent américain dans le marché cherchera des actifs à rendement élevé. Le BTC, en tant que “or numérique”, est un récepteur naturel de liquidités.
Deuxième niveau : l’ETF devient “l’autoroute” de la gestion institutionnelle
En janvier 2024, le lancement de l’ETF BTC au comptant a considérablement abaissé le seuil d’entrée pour les institutions.
Plus besoin d’apprendre à gérer des clés privées, des portefeuilles froids, ou faire des transferts on-chain.
Les canaux réglementaires permettent d’intégrer ces actifs dans des portefeuilles de pension, fonds de couverture, family offices.
La liquidité est excellente, on peut acheter ou vendre à tout moment, sans restrictions de retrait.
Pourquoi la sortie en décembre ? Les petits ont FOMO et achètent au plus haut, au-dessus de 93K.
Pourquoi l’entrée en janvier ? Les institutions investissent rationnellement, en achetant lors des creux entre 87 et 90K.
Données clés :
BlackRock’s iBit détient 770 800 BTC, le plus grand ETF BTC au comptant.
Le volume total des ETF a dépassé 2 000 milliards de dollars.
Avant le lancement, pour détenir du BTC, les institutions devaient créer leur propre portefeuille froid, former une équipe, gérer les risques réglementaires. Après, il suffit de quelques clics sur un compte de courtage.
Troisième niveau : la “génération” des nouvelles baleines
Les anciennes baleines (entrée entre 2013 et 2017) ont probablement réalisé des profits en haut. Leur coût d’acquisition était très faible (quelques centaines ou milliers de dollars), et 90K représentait un rendement astronomique.
Mais les nouvelles baleines (entrée entre 2023 et 2026) prennent le relais. Leur coût d’acquisition est de 50 000 à 70 000 dollars, 90K n’est qu’un point de départ.
La logique de Tether est emblématique : depuis mai 2023, chaque trimestre, 15 % des profits sont utilisés pour acheter du BTC. Peu importe si le prix est à 60 000 ou 40 000, ils achètent sans relâche. Cela dure depuis 10 trimestres, sans interruption.
Coût moyen : 51 117 dollars, prix actuel : 93K, plus-value flottante de plus de 3,5 milliards de dollars.
Ce n’est pas de la chance, c’est de la discipline.
C’est la “génération de capitaux” : les “early believers” cèdent leur place aux “gestionnaires institutionnels”. Les vieux baleines ont pris leurs profits, les nouvelles prennent le relais. La structure du marché devient plus saine, les détenteurs plus dispersés.
03|Trois risques à ne pas négliger
Risque 1 : La controverse sur les données des “nouvelles baleines”
Le chef de la recherche de CryptoQuant indique que les données récentes sur “les baleines accumulant” pourraient être biaisées : la consolidation des portefeuilles internes aux exchanges peut être mal interprétée comme des “achats de baleines”.
Après filtrage, les véritables adresses de baleines (100-1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leur position.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées) + des souscriptions institutionnelles via ETF.
Que cela signifie-t-il ?
Il faut distinguer le vrai du faux dans les données, ne pas croire aveuglément. La demande réelle existe toujours, mais elle n’est pas aussi spectaculaire que les chiffres bruts le laissent penser. La hausse du marché repose davantage sur “des achats réguliers de petites quantités” que sur “des achats massifs”.
C’est en fait une bonne nouvelle. Cela montre que le marché est plus dispersé, moins dépendant de quelques gros acteurs.
Risque 2 : La “limite” de l’expansion du bilan de la Fed
L’expansion du bilan est une “opération technique” pour renforcer la réserve de liquidités, différente du QE, et à échelle plus maîtrisée. Si le marché interprète à tort cela comme un QE de 2020, il sera déçu.
Actuellement, le RMP est une opération technique, pas une injection volontaire de liquidités. La taille est bien inférieure à celle du QE de 2020 (plus de 1000 milliards par mois).
Autrement dit, la liquidité ne s’améliore que très modestement. Le BTC ne va pas “exploser” comme de 4 000 à 69 000 (2020-2021). Il faut attendre une politique monétaire plus claire (baisse des taux, relance du QE).
2026 pourrait être une “slow bull”.
Risque 3 : Le “piège temporel” entre petits investisseurs et institutions
Les institutions achètent entre 87 et 90K, les petits investisseurs achètent en surchauffe à 93K. Si le BTC revient à 88K :
Les institutions restent bénéficiaires, continuent à détenir
Les petits investisseurs sont piégés, paniquent et liquident
Résultat : les institutions rachetent à nouveau à bas prix.
C’est un cycle éternel :
Les institutions pensent en cycles de 4 ans, les petits en cycles de 4 semaines.
Les institutions ont de la discipline, les petits suivent leur feeling.
Les institutions achètent contre la tendance, les petits suivent la hype.
Les données de novembre-décembre en sont la meilleure preuve : les petits ont liquidé à 93K (sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars en deux mois), tandis que les institutions ont racheté à 87K (flux net de 471 millions de dollars le 2 janvier). Les institutions gagnent l’argent de la panique des petits.
04|Ce que cette hausse de 2026 diffère de celle de 2025
Hausse de 2025 : impulsée par la “narrative”
Logique centrale : halving + lancement des ETF + choc d’offre après halving
Sources de capitaux : FOMO des petits, configuration expérimentale des institutions
Performance : de 25 000 à 73 000 (+192 %)
Risque : après la réalisation de la narrative, le flux de capitaux se retire (sorties nettes d’environ 4,57 milliards de dollars en deux mois, novembre-décembre)
Hausse de 2026 : pilotée par “l’argent réel”
Logique centrale : assouplissement de la Fed + flux continu dans les ETF + accumulation par les nouvelles baleines
Sources de capitaux : investissements à long terme des institutions, fonds souverains, family offices
Performance : rebond de 87 000 à 93 000 (+6,8 %, tout juste commencé)
Avantages : la dynamique de capitaux est plus durable que la “narrative”
Différences clés :
La force motrice change : 2025 repose sur “les attentes”, 2026 sur “l’argent réel”. La narrative peut changer du jour au lendemain (ex : changement d’attitude de la SEC, ajustements réglementaires), mais le flux de capitaux est une réalité tangible.
La pérennité change : la narrative s’estompe (effet halving décroissant, disparition de la nouveauté ETF), mais l’argent reste (l’investissement institutionnel est une stratégie à long terme, pas une entrée/sortie fréquente).
La volatilité diffère : la phase de dynamique de capitaux voit moins de fluctuations. Les institutions n’achètent pas en suivant la hype, elles ont un plan clair et une discipline.
Cela signifie que 2026 pourrait ne pas connaître de “montée et chute brutale” comme 2021, mais plutôt une “slow bull” : une progression progressive, avec peu de corrections.
Les petits investisseurs doivent s’adapter à ce nouveau rythme, sans attendre de “doublement du jour au lendemain”, avec patience.
En référence à l’or, de 2019 à 2024, l’or est passé de 1 300 à 2 700 dollars (+107 %) en 5 ans. Pas de hausse explosive, mais pas de chute brutale non plus. C’est la caractéristique d’un marché dominé par les institutions.
05|Trois enseignements pour nous
Premier : apprendre à décrypter la tendance de “l’argent intelligent”.
Ne pas suivre aveuglément les chandeliers, suivre plutôt les flux de capitaux :
Entrée dans les ETF = achat par les institutions
Expansion du bilan de la Fed = amélioration de la liquidité
Nouvelles baleines accumulant = signal à long terme
Ces trois indicateurs sont plus importants que n’importe quelle analyse technique. Les chandeliers peuvent mentir (dessiner des portes, faire du “wash trading”, fausses ruptures), mais les flux de capitaux ne trompent pas.
Deuxième : comprendre le “piège temporel”.
Les institutions achètent quand les petits paniquent, vendent quand les petits FOMO.
Si vous suivez la tendance, vous serez la proie de la liquidation.
Il faut apprendre à :
Acheter quand les institutions achètent (même si c’est la panique)
Vendre quand les institutions vendent (même si c’est l’euphorie)
Et se baser sur les flux, pas sur le feeling.
Troisième : 2026 pourrait être un “slow bull”, il faut de la patience.
Le “paroxysme” de 2021 ne se reproduira pas. Ce marché ressemble plutôt à :
Une hausse de 5-10 % par mois
Sur 12-18 mois
Avec un nouveau sommet, mais un parcours plus sinueux
Si vous espérez “devenir riche du jour au lendemain”, vous serez déçu. Mais si vous avez de la patience, vous constaterez que cette hausse est plus “confortable” que la précédente. Moins de corrections, moins d’angoisse quotidienne.
Avant, le BTC est passé de 69 000 à 15 000, avec une chute de 78 %. Beaucoup ont coupé leurs pertes à 60K, 50K, 40K, pour finir complètement désespérés à 15K.
Si 2026 est une slow bull, la correction pourrait n’être que de 15-20 %. Passer de 90K à 75K, plutôt que de 90K à 20K. Dans ce contexte, il est plus facile de tenir, l’esprit plus serein.
Dernier mot : comprendre la dynamique des capitaux institutionnels est plus important que de prévoir le prix. Quand vous comprenez où va l’argent, vous ne paniquerez pas quand il faut acheter, ni ne serez avide quand il faut vendre.
En décembre, les petits ont liquidé à 93K, en janvier, les institutions ont renforcé leur position à 87K. Voilà la différence.