Changement radical de la configuration économique en 2024 : comment analyser les données du PIB pour en profiter au maximum ?

Gagner de l’argent, c’est surtout éviter les pièges, et éviter les pièges, c’est comprendre l’économie. Lorsqu’il s’agit de juger du moment opportun pour investir, beaucoup de gens pensent d’abord à l’analyse technique, mais en réalité, ce qui détermine réellement le rendement à long terme, c’est la conjoncture macroéconomique. Parmi tous les indicateurs économiques, le Classement du PIB reflète le mieux la puissance économique d’un pays.

Pourquoi ? Parce que le PIB détermine directement la position de ce pays sur la scène économique mondiale, influençant ainsi la performance boursière, la volatilité des taux de change, et en fin de compte, vos gains d’investissement.

La configuration mondiale du PIB a changé, la domination du PIB des États-Unis et de la Chine est évidente

Les données du classement du PIB de 2022 illustrent déjà bien la situation. Selon les statistiques officielles du FMI :

Classement mondial du PIB | Pays | PIB 2022 | Taux de croissance

  • 1er : États-Unis 25,5 mille milliards de dollars, croissance 2,1%
  • 2e : Chine 18,0 mille milliards de dollars, croissance 3,0%
  • 3e : Japon 4,2 mille milliards de dollars, croissance 1,0%
  • 4e : Allemagne 4,1 mille milliards de dollars, croissance 1,8%
  • 5e : Inde 3,4 mille milliards de dollars, croissance 7,2%

Vous voyez ? Le PIB combiné des États-Unis et de la Chine représente près de 40% du total mondial. La trajectoire économique de ces deux pays détermine directement le flux de capitaux mondial.

Observation clé : Même si leur classement est élevé, pourquoi la croissance des États-Unis n’est-elle que de 2,1%, alors que celle de la Chine atteint 3,0% ? Et l’Inde, bien que classée 5e, affiche une croissance de 7,2% ? Qu’est-ce que cela cache ?

Les pays développés font face au vieillissement de leur population et à des goulots d’étranglement dans leur main-d’œuvre, ce qui limite naturellement leur croissance économique. En revanche, les marchés émergents, notamment la Chine et l’Inde, deviennent de nouveaux moteurs de croissance mondiale. Cela signifie que le capital se déplace discrètement vers le marché asiatique.

Plus la croissance du PIB d’un pays est rapide, plus sa monnaie a de potentiel d’appréciation

De nombreux investisseurs se concentrent uniquement sur la valeur absolue du classement du PIB, mais ce qui est encore plus crucial, c’est la différence de croissance.

Prenons l’exemple historique de 1995-1999 : la croissance annuelle moyenne du PIB américain était de 4,1%, bien supérieure à celle de la zone euro (2,2% pour la France, 1,5% pour l’Allemagne, 1,2% pour l’Italie). Et le résultat ? L’euro a continué de se déprécier face au dollar depuis 1999, perdant près de 30% en moins de deux ans.

La logique derrière est simple :

  • PIB en forte croissance → amélioration des bénéfices des entreprises → tendance de la banque centrale à augmenter les taux d’intérêt → attraction des capitaux → appréciation de la monnaie nationale
  • PIB en faible croissance → risque de récession économique → tendance à baisser les taux d’intérêt → fuite des capitaux → dépréciation de la monnaie nationale

En d’autres termes, si vous anticipez qu’un pays verra son PIB croître plus que prévu, sa monnaie pourrait s’apprécier.

La relation entre le PIB et la bourse n’est pas aussi directe que vous le pensez

C’est un piège facile à tomber. En théorie, une économie en bonne santé → augmentation des bénéfices des entreprises → valorisation des actions → hausse du marché boursier. Mais en réalité ?

Les données historiques contredisent cela : de 1930 à 2010, le taux de rendement total de l’indice S&P 500 aux États-Unis n’a une corrélation que de 0,31 avec la croissance réelle du PIB, ce qui est étonnamment faible.

Un exemple encore plus frappant est celui de 2009 : le PIB réel des États-Unis a diminué de 0,2% (récession), mais le S&P 500 a augmenté de 26,5%. Sur les 10 récessions américaines entre 1930 et 2010, 5 ont été suivies d’un rendement boursier positif.

Pourquoi cela ?

Premièrement, le marché boursier est un indicateur avancé. Les investisseurs ne négocient pas en fonction du PIB actuel, mais en fonction des anticipations de l’économie future. En 2009, même si le PIB reculait, le marché anticipait déjà une reprise, et les investisseurs ont pris position en avance.

Deuxièmement, le marché boursier est très sensible aux émotions du marché, aux événements politiques, aux politiques monétaires, etc. Parfois, une décision de la banque centrale d’augmenter les taux d’intérêt a plus d’impact sur le marché que les données économiques réelles.

Ce que cela signifie pour les investisseurs : regarder les données du PIB pour orienter la tendance générale est correct, mais ne comptez pas uniquement sur le PIB pour prévoir le marché boursier.

Pour juger du bon moment d’investir, le PIB n’est qu’une carte parmi d’autres

Pour éviter les pièges, il faut utiliser plusieurs indicateurs en synergie :

Signaux d’une économie en expansion :

  • CPI modérément en hausse (pas d’inflation incontrôlable)
  • PMI > 50 (indiquant une augmentation de la demande des entreprises)
  • Taux de chômage à un niveau normal
  • À ce moment-là, surveiller : marché boursier, marché immobilier

Signaux d’une économie en récession :

  • CPI en baisse ou en croissance négative
  • PMI < 50 (confiance des entreprises faible)
  • Taux de chômage en hausse
  • À ce moment-là, surveiller : marché obligataire, or et autres actifs refuges

De plus, la performance des différents secteurs varie considérablement selon le cycle économique :

  • Phase de reprise → focus sur l’industrie manufacturière, immobilier
  • Phase de prospérité → focus sur la finance, la consommation

Prévision du classement du PIB en 2024 : pas très optimiste, mais avec des opportunités

En octobre 2023, le FMI a revu à la baisse ses prévisions pour l’économie mondiale :

Croissance du PIB réel en 2024 :

  • Monde : 2,9% (bien en dessous de la moyenne de 3,8% entre 2000 et 2019)
  • États-Unis : 1,5% (inférieur à 2,1% en 2023)
  • Chine : 4,6% (toujours en tête parmi les pays développés)
  • Zone euro : 1,2%
  • Japon : 1,0%

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme : la décélération de l’économie américaine est le principal facteur de ralentissement mondial. La hausse des taux par la Fed a entraîné une augmentation des coûts d’emprunt pour les consommateurs et les entreprises, freinant la croissance.

Mais il ne faut pas trop désespérer. La croissance mondiale ralentie augmente l’incertitude sur les marchés, mais les avancées technologiques comme la 5G, l’intelligence artificielle, la blockchain continueront à offrir des opportunités d’investissement structurelles. Surtout dans les secteurs liés à l’innovation, la croissance du PIB n’est peut-être pas le seul critère important, c’est la capacité d’innovation qui compte.

En résumé : l’économie mondiale en 2024 sera globalement sous pression, mais la Chine, par rapport aux pays développés, conserve un avantage de croissance, et les secteurs technologiques dans les marchés émergents pourraient être les points forts.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler

Trader les cryptos partout et à tout moment
qrCode
Scan pour télécharger Gate app
Communauté
Français (Afrique)
  • 简体中文
  • English
  • Tiếng Việt
  • 繁體中文
  • Español
  • Русский
  • Français (Afrique)
  • Português (Portugal)
  • Bahasa Indonesia
  • 日本語
  • بالعربية
  • Українська
  • Português (Brasil)