Pourquoi le dollar américain continue-t-il de baisser ? La tendance du taux de change dans le cycle de baisse des taux de 2025 et la rupture des investissements
2024年下半年, le marché financier mondial connaît une étape importante — la Réserve fédérale amorce officiellement un cycle de baisse des taux. Accompagnant ce changement de politique, de nombreux investisseurs constatent que le dollar américain commence à montrer des signes de faiblesse continue. Pourquoi le dollar baisse-t-il ? Va-t-il continuer à baisser à l’avenir ? Cela implique des changements profonds dans la configuration économique mondiale, qui méritent une analyse approfondie.
La cause fondamentale de la baisse continue du dollar
Le cycle de baisse des taux modifie la flux de capitaux
Lorsque la Fed annonce une baisse des taux, la réaction la plus immédiate du marché est — la diminution de l’attractivité du dollar. Imaginez que si placer de l’argent dans des actifs en dollars rapporte moins d’intérêts, les investisseurs chercheront naturellement d’autres actifs plus rentables. Les cryptomonnaies, l’or, les actions de croissance, et autres actifs risqués deviennent alors plus attractifs, entraînant une sortie massif de capitaux des actifs en dollars.
Selon les dernières projections en points de la Fed, les taux d’intérêt du dollar devraient descendre à environ 3% d’ici 2026. Cette anticipation influence déjà la tarification du marché, ce qui conduit le taux de change du dollar à anticiper la baisse des taux — autrement dit, le dollar n’a pas encore atteint son point le plus faible, mais le marché parie déjà sur un dollar plus faible.
La vague de dédollarisation s’accélère
Une autre raison profonde de la baisse du dollar est que la tendance de « dédollarisation » accumulée au fil des années s’accélère. Depuis que les États-Unis ont abandonné l’étalon-or, la crédibilité internationale du dollar s’est progressivement affaiblie. Depuis 2022, la décision des États-Unis de geler les réserves de change russes a poussé de nombreux pays à réévaluer la sécurité du dollar en tant que monnaie de réserve.
L’expansion de l’utilisation de l’euro, l’augmentation des règlements transfrontaliers en yuan, et la montée en popularité des réserves d’or — tout cela grignote la position dominante du dollar. Historiquement, chaque fois que le dollar fait face à une crise de confiance, il traverse une période de dépréciation.
L’impact de l’incertitude sur la politique commerciale
La politique commerciale des États-Unis devient plus radicale. Autrefois centrée sur des négociations avec certains pays, elle montre désormais des signes de guerre tarifaire avec des partenaires commerciaux à l’échelle mondiale. Ce changement de politique est en réalité défavorable au dollar — car il réduit la volonté des entreprises de faire des affaires avec les États-Unis, diminuant ainsi la demande réelle pour le dollar.
La logique de fonctionnement du taux de change du dollar
Qu’est-ce qui détermine la force ou la faiblesse du dollar par rapport aux autres monnaies ?
Le taux de change du dollar est essentiellement une « prix relatif ». Par exemple, EUR/USD indique combien de dollars sont nécessaires pour échanger un euro. Quand EUR/USD passe de 1.04 à 1.09, cela ne signifie pas que l’euro s’est apprécié en valeur absolue, mais que par rapport au dollar, l’euro a gagné en valeur, ce qui implique que le dollar s’est déprécié.
L’indice du dollar mesure la force du dollar par rapport à un panier de principales monnaies (euro, yen, livre sterling, etc.). En 2023, l’indice du dollar a dépassé le sommet de 114, mais à la fin 2024, il a nettement reculé, illustrant la faiblesse du dollar.
La différence de taux d’intérêt détermine la direction du taux de change
Le taux d’intérêt est la force la plus directe qui influence le taux de change. Quand les taux américains sont élevés, les investisseurs mondiaux affluent vers les actifs en dollars pour obtenir des intérêts ; quand les taux baissent, cette attraction diminue.
Mais il y a une nuance : une baisse des taux aux États-Unis seule ne signifie pas forcément que le dollar va baisser, cela dépend aussi de ce que font les autres banques centrales. Si la BCE ou la BoJ baissent aussi leurs taux, cela crée une « comparaison relative » — celui qui baisse plus vite ou davantage voit sa monnaie s’apprécier par rapport à l’autre.
Prenons l’exemple du yen : la Banque du Japon maintenait une politique de taux ultra-bas depuis longtemps, mais commence à la réduire progressivement, ce qui pourrait faire apprécier le yen face au dollar, et affaiblir le dollar face au yen (USD/JPY).
Quatre facteurs clés influençant le taux de change du dollar
1. La politique monétaire de la Fed
Les décisions de la Fed sur les taux d’intérêt sont des moteurs à court terme du taux de change du dollar. Mais les investisseurs anticipent souvent ces changements à l’avance. Autrement dit, il ne faut pas attendre que la Fed annonce officiellement une baisse des taux pour que le dollar commence à baisser ; le marché ajuste ses prix en fonction des projections, des points en points.
Suivre les indications prospectives de la Fed, les données d’inflation, les rapports sur l’emploi, et autres indicateurs économiques est souvent plus important que de simplement observer les décisions déjà prises.
2. La variation de l’offre de dollars (QE et QT)
Le Quantitative Easing (QE) et le Quantitative Tightening (QT) influencent directement la quantité de dollars en circulation. Pendant le QE, la Fed achète massivement des actifs, augmentant la masse monétaire, ce qui dilue la valeur du dollar ; pendant le QT, la réduction de l’offre peut soutenir le dollar.
Depuis 2024, la Fed est en train de passer d’un QT agressif à une anticipation de QE, ce qui constitue un contexte favorable à la faiblesse du dollar.
3. La structure du commerce international et le déficit commercial
Les États-Unis ont longtemps connu un déficit commercial, c’est-à-dire que leurs importations dépassent leurs exportations. Cela influence la dynamique de l’offre et de la demande pour le dollar. Mais cet effet est généralement à long terme, il ne se manifeste pas immédiatement.
Les politiques commerciales plus radicales pourraient changer cette dynamique. Si la guerre commerciale s’intensifie, cela pourrait réduire la demande pour le dollar, créant une nouvelle pression à la baisse.
4. La crédibilité mondiale et la position géopolitique des États-Unis
Le dollar est la principale monnaie de réserve mondiale principalement parce que le monde fait confiance à la puissance et à la crédibilité des États-Unis. Mais lorsque cette confiance se fissure — par exemple avec le gel des réserves, les débats sur la limite de la dette, ou les divergences politiques — l’attractivité du dollar diminue.
C’est aussi pour cela que de nombreux pays augmentent leurs réserves d’or ou accélèrent la dédollarisation. Tant que cette tendance continue, le dollar reste sous pression pour une dépréciation à long terme.
Rétrospective de l’évolution historique du taux de change du dollar
Au cours des 50 dernières années, l’indice du dollar a connu huit phases majeures, chacune marquée par des événements économiques importants :
Crise financière de 2008 : panique du marché, fuite massive vers le dollar, forte appréciation
Période de la pandémie 2020 : relance massive par le gouvernement américain, baisse temporaire du dollar, puis rebond avec la reprise économique
Cycle de hausse agressif 2022-2023 : la Fed augmente fortement ses taux pour lutter contre l’inflation, dollar fort face aux autres monnaies, indice dépassant 114
Baisse des taux 2024-2025 : changement de politique de la Fed, attractivité du dollar en baisse, capitaux se tournant vers l’or, les cryptos, etc.
Ces exemples historiques montrent que la force ou faiblesse du dollar est étroitement liée aux risques globaux, à la politique de la Fed, et à la configuration géopolitique.
Perspectives possibles pour le taux de change du dollar en 2025
Le dollar aura du mal à baisser fortement à court terme
Bien que le cycle de baisse des taux soit généralement défavorable au dollar, il ne faut pas simplifier à l’extrême. La réalité est plus complexe :
Les risques géopolitiques existent toujours. En cas de conflit, crise financière ou risque systémique, les capitaux continueront à revenir vers le « refuge » qu’est le dollar. C’est pourquoi le dollar reste une des principales monnaies refuges mondiales.
Les autres grandes économies aussi baissent leurs taux. L’indice du dollar ne se limite pas au dollar seul, mais inclut aussi l’euro, le yen, la livre sterling. Si ces banques centrales baissent aussi leurs taux, la baisse du dollar sera limitée.
Les anticipations politiques fluctuent. Si la baisse des taux ne se déroule pas comme prévu (par exemple, si l’inflation rebondit et pousse la Fed à suspendre la baisse), le dollar pourrait rebondir.
La tendance probable : oscillations en haut de gamme puis faiblesse progressive
En résumé, en 2025, l’indice du dollar pourrait d’abord osciller à des niveaux élevés, puis s’affaiblir progressivement, plutôt que de chuter brutalement.
Les facteurs qui pèsent sur le dollar — anticipation de baisse des taux, dédollarisation accélérée, risques politiques — sont réels, mais leur effet se déploie dans le temps. Par ailleurs, tout événement géopolitique peut provoquer des mouvements contraires.
La réaction en chaîne des actifs face à la faiblesse du dollar
L’or continuera à bénéficier
Dans un environnement de faiblesse du dollar, l’or est un des principaux bénéficiaires. D’un côté, l’achat d’or en dollars devient moins coûteux ; de l’autre, la baisse des taux réduit le coût d’opportunité de détenir de l’or (qui ne rapporte pas d’intérêt). Historiquement, chaque cycle de dépréciation du dollar s’est accompagné d’une hausse de l’or.
Le marché boursier, une épée à double tranchant
Les marchés américains ont tendance à profiter d’un environnement de baisse des taux, car cela réduit le coût du crédit et augmente les valorisations. Mais si le dollar se déprécie trop, les capitaux étrangers peuvent se détourner vers l’Europe, le Japon ou les marchés émergents, ce qui peut affaiblir l’attractivité des actions américaines. Les actions technologiques et de croissance seront parmi les premières à bénéficier de la baisse des taux, mais il faut aussi surveiller le risque de sortie de capitaux.
La cryptomonnaie, un moteur de croissance
La baisse du pouvoir d’achat du dollar profite directement au marché des cryptomonnaies. Face à l’inflation, les investisseurs cherchent des actifs de protection, et le bitcoin en tant que « or numérique » ou l’éthereum comme « réseau de valeur » attirent l’attention. Cela explique pourquoi chaque cycle de faiblesse du dollar voit souvent naître des opportunités haussières dans la cryptosphère.
Perspectives spécifiques pour les principales monnaies
USD/JPY (dollar contre yen) : La politique de la Banque du Japon évolue, ce qui pourrait renforcer le yen, et le dollar face au yen pourrait s’affaiblir
TWD/USD (dollar taïwanais contre dollar américain) : L’économie taïwanaise étant très liée aux États-Unis, un yen faible profite aux exportations. En environnement de baisse des taux, le dollar pourrait baisser légèrement face au dollar taïwanais, mais la variation sera limitée.
EUR/USD (euro contre dollar) : La situation économique en Europe étant plus faible, avec une inflation encore élevée mais une croissance stagnante, si la BCE baisse ses taux moins que la Fed, l’euro pourrait s’apprécier ; sinon, le dollar pourrait rester relativement fort.
Comment saisir les opportunités d’investissement dans un contexte de fluctuation du dollar
Comprendre la logique derrière la volatilité
Les fluctuations du dollar ne sont pas aléatoires, mais une réaction rationnelle aux changements macroéconomiques. Les données CPI, l’emploi non agricole, les décisions de la Fed provoquent des mouvements à court terme. Apprendre à anticiper ces événements permet de se positionner à l’avance.
Profiter des opportunités à court terme
Les traders à court terme peuvent profiter des fluctuations autour des annonces économiques importantes. Par exemple, la publication du CPI influence directement les anticipations de baisse des taux, entraînant de fortes variations du dollar. Analyser à l’avance les consensus et comparer avec l’historique permet d’améliorer la précision des prévisions.
La stratégie d’allocation à moyen et long terme
Si l’on anticipe une baisse du dollar, il est judicieux d’augmenter la part d’or, de cryptomonnaies, et d’autres actifs non américains comme l’euro ou le yen. Inversement, si l’on pense que le dollar sera soutenu par la géopolitique, il faut conserver une réserve de dollars en cash comme actif de couverture.
Principes fondamentaux d’investissement
L’incertitude existe toujours, et c’est justement là que se trouvent les opportunités. Peu importe si le dollar finit par s’apprécier ou se déprécier, le marché générera inévitablement beaucoup de volatilité. L’essentiel est d’ajuster sa stratégie en fonction des nouvelles informations, plutôt que d’attendre passivement le résultat.
La baisse continue du dollar reflète non seulement une évolution du taux de change, mais aussi un signal de réajustement de la configuration économique mondiale. Pour les investisseurs, comprendre cette logique est bien plus important que de suivre simplement les chiffres de hausse ou de baisse.
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Pourquoi le dollar américain continue-t-il de baisser ? La tendance du taux de change dans le cycle de baisse des taux de 2025 et la rupture des investissements
2024年下半年, le marché financier mondial connaît une étape importante — la Réserve fédérale amorce officiellement un cycle de baisse des taux. Accompagnant ce changement de politique, de nombreux investisseurs constatent que le dollar américain commence à montrer des signes de faiblesse continue. Pourquoi le dollar baisse-t-il ? Va-t-il continuer à baisser à l’avenir ? Cela implique des changements profonds dans la configuration économique mondiale, qui méritent une analyse approfondie.
La cause fondamentale de la baisse continue du dollar
Le cycle de baisse des taux modifie la flux de capitaux
Lorsque la Fed annonce une baisse des taux, la réaction la plus immédiate du marché est — la diminution de l’attractivité du dollar. Imaginez que si placer de l’argent dans des actifs en dollars rapporte moins d’intérêts, les investisseurs chercheront naturellement d’autres actifs plus rentables. Les cryptomonnaies, l’or, les actions de croissance, et autres actifs risqués deviennent alors plus attractifs, entraînant une sortie massif de capitaux des actifs en dollars.
Selon les dernières projections en points de la Fed, les taux d’intérêt du dollar devraient descendre à environ 3% d’ici 2026. Cette anticipation influence déjà la tarification du marché, ce qui conduit le taux de change du dollar à anticiper la baisse des taux — autrement dit, le dollar n’a pas encore atteint son point le plus faible, mais le marché parie déjà sur un dollar plus faible.
La vague de dédollarisation s’accélère
Une autre raison profonde de la baisse du dollar est que la tendance de « dédollarisation » accumulée au fil des années s’accélère. Depuis que les États-Unis ont abandonné l’étalon-or, la crédibilité internationale du dollar s’est progressivement affaiblie. Depuis 2022, la décision des États-Unis de geler les réserves de change russes a poussé de nombreux pays à réévaluer la sécurité du dollar en tant que monnaie de réserve.
L’expansion de l’utilisation de l’euro, l’augmentation des règlements transfrontaliers en yuan, et la montée en popularité des réserves d’or — tout cela grignote la position dominante du dollar. Historiquement, chaque fois que le dollar fait face à une crise de confiance, il traverse une période de dépréciation.
L’impact de l’incertitude sur la politique commerciale
La politique commerciale des États-Unis devient plus radicale. Autrefois centrée sur des négociations avec certains pays, elle montre désormais des signes de guerre tarifaire avec des partenaires commerciaux à l’échelle mondiale. Ce changement de politique est en réalité défavorable au dollar — car il réduit la volonté des entreprises de faire des affaires avec les États-Unis, diminuant ainsi la demande réelle pour le dollar.
La logique de fonctionnement du taux de change du dollar
Qu’est-ce qui détermine la force ou la faiblesse du dollar par rapport aux autres monnaies ?
Le taux de change du dollar est essentiellement une « prix relatif ». Par exemple, EUR/USD indique combien de dollars sont nécessaires pour échanger un euro. Quand EUR/USD passe de 1.04 à 1.09, cela ne signifie pas que l’euro s’est apprécié en valeur absolue, mais que par rapport au dollar, l’euro a gagné en valeur, ce qui implique que le dollar s’est déprécié.
L’indice du dollar mesure la force du dollar par rapport à un panier de principales monnaies (euro, yen, livre sterling, etc.). En 2023, l’indice du dollar a dépassé le sommet de 114, mais à la fin 2024, il a nettement reculé, illustrant la faiblesse du dollar.
La différence de taux d’intérêt détermine la direction du taux de change
Le taux d’intérêt est la force la plus directe qui influence le taux de change. Quand les taux américains sont élevés, les investisseurs mondiaux affluent vers les actifs en dollars pour obtenir des intérêts ; quand les taux baissent, cette attraction diminue.
Mais il y a une nuance : une baisse des taux aux États-Unis seule ne signifie pas forcément que le dollar va baisser, cela dépend aussi de ce que font les autres banques centrales. Si la BCE ou la BoJ baissent aussi leurs taux, cela crée une « comparaison relative » — celui qui baisse plus vite ou davantage voit sa monnaie s’apprécier par rapport à l’autre.
Prenons l’exemple du yen : la Banque du Japon maintenait une politique de taux ultra-bas depuis longtemps, mais commence à la réduire progressivement, ce qui pourrait faire apprécier le yen face au dollar, et affaiblir le dollar face au yen (USD/JPY).
Quatre facteurs clés influençant le taux de change du dollar
1. La politique monétaire de la Fed
Les décisions de la Fed sur les taux d’intérêt sont des moteurs à court terme du taux de change du dollar. Mais les investisseurs anticipent souvent ces changements à l’avance. Autrement dit, il ne faut pas attendre que la Fed annonce officiellement une baisse des taux pour que le dollar commence à baisser ; le marché ajuste ses prix en fonction des projections, des points en points.
Suivre les indications prospectives de la Fed, les données d’inflation, les rapports sur l’emploi, et autres indicateurs économiques est souvent plus important que de simplement observer les décisions déjà prises.
2. La variation de l’offre de dollars (QE et QT)
Le Quantitative Easing (QE) et le Quantitative Tightening (QT) influencent directement la quantité de dollars en circulation. Pendant le QE, la Fed achète massivement des actifs, augmentant la masse monétaire, ce qui dilue la valeur du dollar ; pendant le QT, la réduction de l’offre peut soutenir le dollar.
Depuis 2024, la Fed est en train de passer d’un QT agressif à une anticipation de QE, ce qui constitue un contexte favorable à la faiblesse du dollar.
3. La structure du commerce international et le déficit commercial
Les États-Unis ont longtemps connu un déficit commercial, c’est-à-dire que leurs importations dépassent leurs exportations. Cela influence la dynamique de l’offre et de la demande pour le dollar. Mais cet effet est généralement à long terme, il ne se manifeste pas immédiatement.
Les politiques commerciales plus radicales pourraient changer cette dynamique. Si la guerre commerciale s’intensifie, cela pourrait réduire la demande pour le dollar, créant une nouvelle pression à la baisse.
4. La crédibilité mondiale et la position géopolitique des États-Unis
Le dollar est la principale monnaie de réserve mondiale principalement parce que le monde fait confiance à la puissance et à la crédibilité des États-Unis. Mais lorsque cette confiance se fissure — par exemple avec le gel des réserves, les débats sur la limite de la dette, ou les divergences politiques — l’attractivité du dollar diminue.
C’est aussi pour cela que de nombreux pays augmentent leurs réserves d’or ou accélèrent la dédollarisation. Tant que cette tendance continue, le dollar reste sous pression pour une dépréciation à long terme.
Rétrospective de l’évolution historique du taux de change du dollar
Au cours des 50 dernières années, l’indice du dollar a connu huit phases majeures, chacune marquée par des événements économiques importants :
Ces exemples historiques montrent que la force ou faiblesse du dollar est étroitement liée aux risques globaux, à la politique de la Fed, et à la configuration géopolitique.
Perspectives possibles pour le taux de change du dollar en 2025
Le dollar aura du mal à baisser fortement à court terme
Bien que le cycle de baisse des taux soit généralement défavorable au dollar, il ne faut pas simplifier à l’extrême. La réalité est plus complexe :
Les risques géopolitiques existent toujours. En cas de conflit, crise financière ou risque systémique, les capitaux continueront à revenir vers le « refuge » qu’est le dollar. C’est pourquoi le dollar reste une des principales monnaies refuges mondiales.
Les autres grandes économies aussi baissent leurs taux. L’indice du dollar ne se limite pas au dollar seul, mais inclut aussi l’euro, le yen, la livre sterling. Si ces banques centrales baissent aussi leurs taux, la baisse du dollar sera limitée.
Les anticipations politiques fluctuent. Si la baisse des taux ne se déroule pas comme prévu (par exemple, si l’inflation rebondit et pousse la Fed à suspendre la baisse), le dollar pourrait rebondir.
La tendance probable : oscillations en haut de gamme puis faiblesse progressive
En résumé, en 2025, l’indice du dollar pourrait d’abord osciller à des niveaux élevés, puis s’affaiblir progressivement, plutôt que de chuter brutalement.
Les facteurs qui pèsent sur le dollar — anticipation de baisse des taux, dédollarisation accélérée, risques politiques — sont réels, mais leur effet se déploie dans le temps. Par ailleurs, tout événement géopolitique peut provoquer des mouvements contraires.
La réaction en chaîne des actifs face à la faiblesse du dollar
L’or continuera à bénéficier
Dans un environnement de faiblesse du dollar, l’or est un des principaux bénéficiaires. D’un côté, l’achat d’or en dollars devient moins coûteux ; de l’autre, la baisse des taux réduit le coût d’opportunité de détenir de l’or (qui ne rapporte pas d’intérêt). Historiquement, chaque cycle de dépréciation du dollar s’est accompagné d’une hausse de l’or.
Le marché boursier, une épée à double tranchant
Les marchés américains ont tendance à profiter d’un environnement de baisse des taux, car cela réduit le coût du crédit et augmente les valorisations. Mais si le dollar se déprécie trop, les capitaux étrangers peuvent se détourner vers l’Europe, le Japon ou les marchés émergents, ce qui peut affaiblir l’attractivité des actions américaines. Les actions technologiques et de croissance seront parmi les premières à bénéficier de la baisse des taux, mais il faut aussi surveiller le risque de sortie de capitaux.
La cryptomonnaie, un moteur de croissance
La baisse du pouvoir d’achat du dollar profite directement au marché des cryptomonnaies. Face à l’inflation, les investisseurs cherchent des actifs de protection, et le bitcoin en tant que « or numérique » ou l’éthereum comme « réseau de valeur » attirent l’attention. Cela explique pourquoi chaque cycle de faiblesse du dollar voit souvent naître des opportunités haussières dans la cryptosphère.
Perspectives spécifiques pour les principales monnaies
USD/JPY (dollar contre yen) : La politique de la Banque du Japon évolue, ce qui pourrait renforcer le yen, et le dollar face au yen pourrait s’affaiblir
TWD/USD (dollar taïwanais contre dollar américain) : L’économie taïwanaise étant très liée aux États-Unis, un yen faible profite aux exportations. En environnement de baisse des taux, le dollar pourrait baisser légèrement face au dollar taïwanais, mais la variation sera limitée.
EUR/USD (euro contre dollar) : La situation économique en Europe étant plus faible, avec une inflation encore élevée mais une croissance stagnante, si la BCE baisse ses taux moins que la Fed, l’euro pourrait s’apprécier ; sinon, le dollar pourrait rester relativement fort.
Comment saisir les opportunités d’investissement dans un contexte de fluctuation du dollar
Comprendre la logique derrière la volatilité
Les fluctuations du dollar ne sont pas aléatoires, mais une réaction rationnelle aux changements macroéconomiques. Les données CPI, l’emploi non agricole, les décisions de la Fed provoquent des mouvements à court terme. Apprendre à anticiper ces événements permet de se positionner à l’avance.
Profiter des opportunités à court terme
Les traders à court terme peuvent profiter des fluctuations autour des annonces économiques importantes. Par exemple, la publication du CPI influence directement les anticipations de baisse des taux, entraînant de fortes variations du dollar. Analyser à l’avance les consensus et comparer avec l’historique permet d’améliorer la précision des prévisions.
La stratégie d’allocation à moyen et long terme
Si l’on anticipe une baisse du dollar, il est judicieux d’augmenter la part d’or, de cryptomonnaies, et d’autres actifs non américains comme l’euro ou le yen. Inversement, si l’on pense que le dollar sera soutenu par la géopolitique, il faut conserver une réserve de dollars en cash comme actif de couverture.
Principes fondamentaux d’investissement
L’incertitude existe toujours, et c’est justement là que se trouvent les opportunités. Peu importe si le dollar finit par s’apprécier ou se déprécier, le marché générera inévitablement beaucoup de volatilité. L’essentiel est d’ajuster sa stratégie en fonction des nouvelles informations, plutôt que d’attendre passivement le résultat.
La baisse continue du dollar reflète non seulement une évolution du taux de change, mais aussi un signal de réajustement de la configuration économique mondiale. Pour les investisseurs, comprendre cette logique est bien plus important que de suivre simplement les chiffres de hausse ou de baisse.