Les trois moteurs derrière la nouvelle hausse du taux de change
Cette semaine, l’euro/dollar a affiché de belles performances, atteignant brièvement 1.1596 en milieu de semaine, à seulement un pas du seuil psychologique de 1.1600, établissant ainsi un sommet en près d’une semaine. Cette hausse n’est pas un phénomène isolé, mais le résultat de la résonance de plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’anticipation d’une baisse de taux par la Fed en décembre s’est intensifiée, entraînant directement le dollar index sous la barre des 100, à 99.65, ce qui constitue le troisième passage sous ce niveau clé depuis août.
Le dollar occupe une place incontestée dans le panier du dollar index, mais l’euro représente la plus grande part, environ 60 %, ce qui signifie que toute dépréciation du dollar profite directement à l’euro. En d’autres termes, la pression à la baisse du dollar index soutient en réalité l’euro.
La divergence des politiques des banques centrales devient un facteur clé
Les trajectoires politiques des deux principales banques centrales, européennes et américaines, montrent une divergence évidente, qui constitue le moteur principal des fluctuations du taux de change. Le marché pense généralement que le cycle de baisse des taux de la BCE touche à sa fin. La BCE tiendra une réunion le 18 décembre, lors de laquelle de nouvelles prévisions économiques seront publiées. Le marché se concentrera alors sur la poursuite ou non de l’inflation vers l’objectif, ce qui pourrait servir de catalyseur pour relancer le débat sur une baisse des taux.
En revanche, la position de la Fed est très surveillée. Le rendement des obligations américaines à 10 ans est de nouveau proche de 4 %, et les traders anticipent une baisse significative des taux l’année prochaine. Selon les informations du marché, Trump pourrait annoncer avant Noël le nom du nouveau président de la Fed, avec la favorite étant le chef du Conseil économique national de la Maison Blanche, Hasset. Si Hasset prend la tête, la probabilité d’une baisse importante des taux en 2024 sera largement reconnue comme un scénario probable.
Les tensions géopolitiques en atténuation soutiennent la croissance économique
Plus important encore, la reprise de la situation géopolitique offre un soutien fondamental à l’euro. La fin du conflit russo-ukrainien est de plus en plus anticipée. Lors des dernières discussions à Genève, les représentants américains et ukrainiens ont réduit leur proposition de 28 à 19 points, ce qui montre une avancée notable. Le président ukrainien Zelensky prévoit de rencontrer Trump ce jeudi, et un accord de paix semble entrer dans une phase de compte à rebours.
La fin du conflit enverra un signal économique important. Une fois la stabilité retrouvée, la réintégration des exportations de pétrole russe sur le marché international exercera une pression à la baisse sur les prix mondiaux du pétrole, améliorant ainsi les perspectives d’inflation et de croissance économique en Europe. En tant que l’une des plus grandes économies de la zone euro, la France bénéficiera également de la baisse des prix de l’énergie et de la diminution des risques géopolitiques, ce qui est favorable à la monnaie européenne dans son ensemble. Le marché prévoit largement qu’après la fin du conflit, l’euro/dollar pourrait dépasser le seuil de 1.2.
Confirmation technique de la tendance haussière
Sur le graphique journalier, l’euro/dollar s’est maintenu au-dessus de 1.1500 ces dernières semaines, et l’indicateur MACD a formé un croisement haussier, ce qui indique que la phase de correction depuis la mi-septembre pourrait prendre fin. Si le prix parvient à dépasser efficacement et à se stabiliser au-dessus de 1.1630, le marché s’attend à une nouvelle impulsion haussière vers 1.1800, voire 1.2. La configuration technique actuelle et les attentes fondamentales résonnent, offrant une double confirmation pour une poursuite de la hausse.
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L'euro/dollar franchit la barre des 1,16, la détente géopolitique déclenche une réaction en chaîne
Les trois moteurs derrière la nouvelle hausse du taux de change
Cette semaine, l’euro/dollar a affiché de belles performances, atteignant brièvement 1.1596 en milieu de semaine, à seulement un pas du seuil psychologique de 1.1600, établissant ainsi un sommet en près d’une semaine. Cette hausse n’est pas un phénomène isolé, mais le résultat de la résonance de plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’anticipation d’une baisse de taux par la Fed en décembre s’est intensifiée, entraînant directement le dollar index sous la barre des 100, à 99.65, ce qui constitue le troisième passage sous ce niveau clé depuis août.
Le dollar occupe une place incontestée dans le panier du dollar index, mais l’euro représente la plus grande part, environ 60 %, ce qui signifie que toute dépréciation du dollar profite directement à l’euro. En d’autres termes, la pression à la baisse du dollar index soutient en réalité l’euro.
La divergence des politiques des banques centrales devient un facteur clé
Les trajectoires politiques des deux principales banques centrales, européennes et américaines, montrent une divergence évidente, qui constitue le moteur principal des fluctuations du taux de change. Le marché pense généralement que le cycle de baisse des taux de la BCE touche à sa fin. La BCE tiendra une réunion le 18 décembre, lors de laquelle de nouvelles prévisions économiques seront publiées. Le marché se concentrera alors sur la poursuite ou non de l’inflation vers l’objectif, ce qui pourrait servir de catalyseur pour relancer le débat sur une baisse des taux.
En revanche, la position de la Fed est très surveillée. Le rendement des obligations américaines à 10 ans est de nouveau proche de 4 %, et les traders anticipent une baisse significative des taux l’année prochaine. Selon les informations du marché, Trump pourrait annoncer avant Noël le nom du nouveau président de la Fed, avec la favorite étant le chef du Conseil économique national de la Maison Blanche, Hasset. Si Hasset prend la tête, la probabilité d’une baisse importante des taux en 2024 sera largement reconnue comme un scénario probable.
Les tensions géopolitiques en atténuation soutiennent la croissance économique
Plus important encore, la reprise de la situation géopolitique offre un soutien fondamental à l’euro. La fin du conflit russo-ukrainien est de plus en plus anticipée. Lors des dernières discussions à Genève, les représentants américains et ukrainiens ont réduit leur proposition de 28 à 19 points, ce qui montre une avancée notable. Le président ukrainien Zelensky prévoit de rencontrer Trump ce jeudi, et un accord de paix semble entrer dans une phase de compte à rebours.
La fin du conflit enverra un signal économique important. Une fois la stabilité retrouvée, la réintégration des exportations de pétrole russe sur le marché international exercera une pression à la baisse sur les prix mondiaux du pétrole, améliorant ainsi les perspectives d’inflation et de croissance économique en Europe. En tant que l’une des plus grandes économies de la zone euro, la France bénéficiera également de la baisse des prix de l’énergie et de la diminution des risques géopolitiques, ce qui est favorable à la monnaie européenne dans son ensemble. Le marché prévoit largement qu’après la fin du conflit, l’euro/dollar pourrait dépasser le seuil de 1.2.
Confirmation technique de la tendance haussière
Sur le graphique journalier, l’euro/dollar s’est maintenu au-dessus de 1.1500 ces dernières semaines, et l’indicateur MACD a formé un croisement haussier, ce qui indique que la phase de correction depuis la mi-septembre pourrait prendre fin. Si le prix parvient à dépasser efficacement et à se stabiliser au-dessus de 1.1630, le marché s’attend à une nouvelle impulsion haussière vers 1.1800, voire 1.2. La configuration technique actuelle et les attentes fondamentales résonnent, offrant une double confirmation pour une poursuite de la hausse.