L’histoire de Ross Ulbricht aujourd’hui est moins celle d’une libération que celle d’opportunités manquées. Certes, l’ancien fondateur de Silk Road a été libéré après des années en prison, mais son patrimoine numérique est resté perdu à jamais – un prix amer de l’ère précoce de la cryptographie.
La saisie et la vente aux enchères fatales
En 2013, l’année où le FBI a frappé Ulbricht, 144 000 Bitcoins ont été saisis – une quantité inimaginable pour l’époque. Mais le véritable drame s’est joué un an plus tard. Les Marshals américains ont décidé de procéder à une vente aux enchères, un timing qui n’aurait pas pu être plus mal choisi. Le cours du Bitcoin était en chute libre : passant de plus de 1 000 dollars à environ 300 dollars. La vente n’a rapporté que 48 millions de dollars – soit environ 334 dollars par Bitcoin.
La fortune qui aurait pu être
Pour comprendre l’ampleur de cette perte, il suffit de jeter un œil à la valorisation actuelle. Avec le cours actuel du Bitcoin d’environ 91 410 dollars, la même quantité aurait aujourd’hui une valeur d’environ 14 milliards de dollars. Ainsi, le prix de vente de l’époque représentait moins de 0,5 % de la valeur théorique – une disparité presque inimaginable.
Efforts juridiques et leur fin
Ulbricht n’est pas resté inactif. Il a tenté de contester la saisie par voie juridique et de faire valoir ses droits. Mais ses démarches sont restées infructueuses. En 2017, il a finalement abandonné ses revendications légales – une capitulation face à la puissance du système.
Les bénéficiaires d’une vente aux enchères douteuse
Pendant qu’Ulbricht sortait bredouille, quelqu’un d’autre a tiré profit de la situation. Le capital-risqueur Tim Draper a reconnu l’opportunité et a acheté environ 30 000 Bitcoins lors de la vente aux enchères. Un investissement qui devait rapporter à Draper un multiple de ses investissements – alors qu’Ulbricht n’en a rien tiré.
Autres saisies et répercussions
Le ministère de la Justice des États-Unis n’en avait pas fini. Au fil des années, d’autres Bitcoins ont été saisis, volés par des agents fédéraux corrompus lors de l’enquête initiale. Récemment, un tribunal a ordonné la vente aux enchères de milliers de Bitcoins, saisis par un hacker anonyme – le même hacker qui avait également pillé les avoirs d’Ulbricht. La saga des actifs numériques perdus continue encore aujourd’hui.
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La perte de Bitcoin d'Ulbricht : une leçon sur le timing et la perte
L’histoire de Ross Ulbricht aujourd’hui est moins celle d’une libération que celle d’opportunités manquées. Certes, l’ancien fondateur de Silk Road a été libéré après des années en prison, mais son patrimoine numérique est resté perdu à jamais – un prix amer de l’ère précoce de la cryptographie.
La saisie et la vente aux enchères fatales
En 2013, l’année où le FBI a frappé Ulbricht, 144 000 Bitcoins ont été saisis – une quantité inimaginable pour l’époque. Mais le véritable drame s’est joué un an plus tard. Les Marshals américains ont décidé de procéder à une vente aux enchères, un timing qui n’aurait pas pu être plus mal choisi. Le cours du Bitcoin était en chute libre : passant de plus de 1 000 dollars à environ 300 dollars. La vente n’a rapporté que 48 millions de dollars – soit environ 334 dollars par Bitcoin.
La fortune qui aurait pu être
Pour comprendre l’ampleur de cette perte, il suffit de jeter un œil à la valorisation actuelle. Avec le cours actuel du Bitcoin d’environ 91 410 dollars, la même quantité aurait aujourd’hui une valeur d’environ 14 milliards de dollars. Ainsi, le prix de vente de l’époque représentait moins de 0,5 % de la valeur théorique – une disparité presque inimaginable.
Efforts juridiques et leur fin
Ulbricht n’est pas resté inactif. Il a tenté de contester la saisie par voie juridique et de faire valoir ses droits. Mais ses démarches sont restées infructueuses. En 2017, il a finalement abandonné ses revendications légales – une capitulation face à la puissance du système.
Les bénéficiaires d’une vente aux enchères douteuse
Pendant qu’Ulbricht sortait bredouille, quelqu’un d’autre a tiré profit de la situation. Le capital-risqueur Tim Draper a reconnu l’opportunité et a acheté environ 30 000 Bitcoins lors de la vente aux enchères. Un investissement qui devait rapporter à Draper un multiple de ses investissements – alors qu’Ulbricht n’en a rien tiré.
Autres saisies et répercussions
Le ministère de la Justice des États-Unis n’en avait pas fini. Au fil des années, d’autres Bitcoins ont été saisis, volés par des agents fédéraux corrompus lors de l’enquête initiale. Récemment, un tribunal a ordonné la vente aux enchères de milliers de Bitcoins, saisis par un hacker anonyme – le même hacker qui avait également pillé les avoirs d’Ulbricht. La saga des actifs numériques perdus continue encore aujourd’hui.