Le marché mondial du sucre fait face à une augmentation de l'offre alors que les perspectives de production au Brésil pour 2026/27 s'ajustent à la baisse
Le paysage mondial du sucre subit une recalibration importante alors que des signaux contradictoires de production émergent des principales nations productrices. Alors que les prévisionnistes internationaux anticipent des niveaux de production record, des données consultatives récentes suggèrent que le Brésil — le plus grand producteur mondial — pourrait faire face à des vents contraires lors du prochain cycle.
Trajectoire de production du Brésil : un tournant
Le cabinet de conseil Safras & Mercado a procédé à une révision à la baisse notable des perspectives de production de sucre du Brésil pour 2026/27, prévoyant une baisse de 3,91 % à 41,8 MMT, contre 43,5 MMT anticipés pour 2025/26. Ce scénario de contraction s’étend également aux volumes d’exportation, la société prévoyant une chute plus marquée de 11 % en glissement annuel des exportations de sucre brésiliennes à environ 30 MMT en 2026/27. Ces projections apportent un soutien à court terme aux valorisations du sucre, offrant un contrepoids aux préoccupations d’approvisionnement à plus long terme.
Pour la saison en cours 2025/26, le Brésil continue de démontrer une capacité de production robuste. Conab, l’agence officielle de prévision des récoltes brésilienne, a relevé son estimation pour 2025/26 à 45 MMT en novembre, contre 44,5 MMT précédemment prévu. La région Centre-Sud du Brésil, le cœur de la production nationale, a rapporté une production cumulative jusqu’en novembre de 39,904 MMT — une augmentation de 1,1 % en glissement annuel. Notamment, la proportion de canne à sucre allouée à la production de sucre est passée à 51,12 % en 2025/26, contre 48,34 % l’année précédente, reflétant une priorisation stratégique de la production de sucre plutôt que d’éthanol.
Les dynamiques mondiales de surproduction s’intensifient
Le marché international fait face à une pression croissante d’un surplus de production plus large. L’Organisation Internationale du Sucre a prévu un excédent de 1,625 million de MT pour 2025-26, une inversion brutale par rapport au déficit de 2,916 millions de MT enregistré en 2024-25. Cette trajectoire de surplus est alimentée par une capacité accrue dans plusieurs régions : l’Inde, la Thaïlande et le Pakistan augmentent tous leur production. À l’échelle mondiale, l’ISO prévoit une hausse de 3,2 % en glissement annuel de la production de sucre à 181,8 millions de MT pour 2025-26.
Le trader de sucre Czarnikow a fourni une évaluation encore plus baissière, augmentant sa projection de surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT début novembre, soit une révision à la hausse de 1,2 MMT par rapport à l’estimation de septembre de 7,5 MMT.
Inde et Thaïlande : une expansion de l’offre qui pèse sur les prix
La trajectoire de production de l’Inde présente un défi d’approvisionnement particulièrement aigu. L’India Sugar Mill Association a relevé sa prévision de production pour 2025/26 à 31 MMT en novembre, contre 30 MMT précédemment prévu, soit une augmentation de 18,8 % en glissement annuel. Cette expansion est partiellement compensée par une réduction de la demande en matière de matières premières pour l’éthanol — l’ISMA a abaissé son estimation pour le sucre destiné à la production d’éthanol à 3,4 MMT, contre une prévision antérieure de 5 MMT. La capacité excédentaire résultante permet au gouvernement indien d’envisager des quotas d’exportation supplémentaires au-delà de l’allocation actuelle de 1,5 MMT pour la saison 2025/26.
Les données de production en début de saison soulignent cette dynamique haussière : la production de sucre en Inde, d’octobre 1er à mi-décembre, a augmenté de 28 % en glissement annuel pour atteindre 7,83 MMT. En tant que deuxième plus grand producteur mondial, la disponibilité à l’exportation de l’Inde exerce une pression baissière significative sur les prix.
La Thaïlande, troisième plus grand producteur mondial et deuxième exportateur, augmente également sa production. La Thai Sugar Millers Corp a prévu une hausse de 5 % en glissement annuel de la récolte 2025/26 à 10,5 MMT, contribuant aux vents contraires sur l’offre mondiale.
Projections de l’offre optimistes du USDA
Le rapport de décembre du Département de l’Agriculture des États-Unis a dressé un tableau expansif du paysage mondial du sucre pour 2025/26. L’USDA prévoit une augmentation de 4,6 % en glissement annuel de la production mondiale de sucre pour atteindre un record de 189,318 MMT, tandis que la consommation humaine devrait augmenter de seulement 1,4 % en glissement annuel à 177,921 MMT. Cet écart entre production et consommation devrait réduire les stocks mondiaux de fin d’année de 2,9 % en glissement annuel à 41,188 MMT.
Le Service de l’Agriculture Étrangère de l’USDA a spécifiquement prévu la production du Brésil pour 2025/26 à un record de 44,7 MMT (une augmentation de 2,3 % en glissement annuel), celle de l’Inde à 35,25 MMT (reflétant une hausse de 25 % en glissement annuel, stimulée par des précipitations favorables et une expansion des plantations), et celle de la Thaïlande à 10,25 MMT (une hausse de 2 % en glissement annuel).
Action des prix et sentiment du marché
Le contrat mars NY world sugar #11 futures closed Monday up 0.09 points (+0.59%), settling near last Wednesday’s 2.25-month high. In contrast, March London ICE white sugar #5 a chuté de 0,60 point (-0,14 %), reflétant les signaux mitigés qui prévalent sur le marché. Le soutien à court terme, basé sur les attentes de baisse de la production brésilienne en 2026/27, est mis en balance avec les pressions à plus long terme dues au surplus mondial anticipé et aux prévisions de production record.
La dichotomie dans le positionnement du marché reflète la tension entre les préoccupations immédiates d’approvisionnement au Brésil et les conditions structurelles de surplus qui devraient dominer le cycle plus large 2025/26. Les acteurs du marché continuent de surveiller les mises à jour de la production, les annonces de politiques d’exportation et les tendances de consommation dans les principales nations productrices et consommatrices alors qu’ils réévaluent la dynamique du marché du sucre.
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Le marché mondial du sucre fait face à une augmentation de l'offre alors que les perspectives de production au Brésil pour 2026/27 s'ajustent à la baisse
Le paysage mondial du sucre subit une recalibration importante alors que des signaux contradictoires de production émergent des principales nations productrices. Alors que les prévisionnistes internationaux anticipent des niveaux de production record, des données consultatives récentes suggèrent que le Brésil — le plus grand producteur mondial — pourrait faire face à des vents contraires lors du prochain cycle.
Trajectoire de production du Brésil : un tournant
Le cabinet de conseil Safras & Mercado a procédé à une révision à la baisse notable des perspectives de production de sucre du Brésil pour 2026/27, prévoyant une baisse de 3,91 % à 41,8 MMT, contre 43,5 MMT anticipés pour 2025/26. Ce scénario de contraction s’étend également aux volumes d’exportation, la société prévoyant une chute plus marquée de 11 % en glissement annuel des exportations de sucre brésiliennes à environ 30 MMT en 2026/27. Ces projections apportent un soutien à court terme aux valorisations du sucre, offrant un contrepoids aux préoccupations d’approvisionnement à plus long terme.
Pour la saison en cours 2025/26, le Brésil continue de démontrer une capacité de production robuste. Conab, l’agence officielle de prévision des récoltes brésilienne, a relevé son estimation pour 2025/26 à 45 MMT en novembre, contre 44,5 MMT précédemment prévu. La région Centre-Sud du Brésil, le cœur de la production nationale, a rapporté une production cumulative jusqu’en novembre de 39,904 MMT — une augmentation de 1,1 % en glissement annuel. Notamment, la proportion de canne à sucre allouée à la production de sucre est passée à 51,12 % en 2025/26, contre 48,34 % l’année précédente, reflétant une priorisation stratégique de la production de sucre plutôt que d’éthanol.
Les dynamiques mondiales de surproduction s’intensifient
Le marché international fait face à une pression croissante d’un surplus de production plus large. L’Organisation Internationale du Sucre a prévu un excédent de 1,625 million de MT pour 2025-26, une inversion brutale par rapport au déficit de 2,916 millions de MT enregistré en 2024-25. Cette trajectoire de surplus est alimentée par une capacité accrue dans plusieurs régions : l’Inde, la Thaïlande et le Pakistan augmentent tous leur production. À l’échelle mondiale, l’ISO prévoit une hausse de 3,2 % en glissement annuel de la production de sucre à 181,8 millions de MT pour 2025-26.
Le trader de sucre Czarnikow a fourni une évaluation encore plus baissière, augmentant sa projection de surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT début novembre, soit une révision à la hausse de 1,2 MMT par rapport à l’estimation de septembre de 7,5 MMT.
Inde et Thaïlande : une expansion de l’offre qui pèse sur les prix
La trajectoire de production de l’Inde présente un défi d’approvisionnement particulièrement aigu. L’India Sugar Mill Association a relevé sa prévision de production pour 2025/26 à 31 MMT en novembre, contre 30 MMT précédemment prévu, soit une augmentation de 18,8 % en glissement annuel. Cette expansion est partiellement compensée par une réduction de la demande en matière de matières premières pour l’éthanol — l’ISMA a abaissé son estimation pour le sucre destiné à la production d’éthanol à 3,4 MMT, contre une prévision antérieure de 5 MMT. La capacité excédentaire résultante permet au gouvernement indien d’envisager des quotas d’exportation supplémentaires au-delà de l’allocation actuelle de 1,5 MMT pour la saison 2025/26.
Les données de production en début de saison soulignent cette dynamique haussière : la production de sucre en Inde, d’octobre 1er à mi-décembre, a augmenté de 28 % en glissement annuel pour atteindre 7,83 MMT. En tant que deuxième plus grand producteur mondial, la disponibilité à l’exportation de l’Inde exerce une pression baissière significative sur les prix.
La Thaïlande, troisième plus grand producteur mondial et deuxième exportateur, augmente également sa production. La Thai Sugar Millers Corp a prévu une hausse de 5 % en glissement annuel de la récolte 2025/26 à 10,5 MMT, contribuant aux vents contraires sur l’offre mondiale.
Projections de l’offre optimistes du USDA
Le rapport de décembre du Département de l’Agriculture des États-Unis a dressé un tableau expansif du paysage mondial du sucre pour 2025/26. L’USDA prévoit une augmentation de 4,6 % en glissement annuel de la production mondiale de sucre pour atteindre un record de 189,318 MMT, tandis que la consommation humaine devrait augmenter de seulement 1,4 % en glissement annuel à 177,921 MMT. Cet écart entre production et consommation devrait réduire les stocks mondiaux de fin d’année de 2,9 % en glissement annuel à 41,188 MMT.
Le Service de l’Agriculture Étrangère de l’USDA a spécifiquement prévu la production du Brésil pour 2025/26 à un record de 44,7 MMT (une augmentation de 2,3 % en glissement annuel), celle de l’Inde à 35,25 MMT (reflétant une hausse de 25 % en glissement annuel, stimulée par des précipitations favorables et une expansion des plantations), et celle de la Thaïlande à 10,25 MMT (une hausse de 2 % en glissement annuel).
Action des prix et sentiment du marché
Le contrat mars NY world sugar #11 futures closed Monday up 0.09 points (+0.59%), settling near last Wednesday’s 2.25-month high. In contrast, March London ICE white sugar #5 a chuté de 0,60 point (-0,14 %), reflétant les signaux mitigés qui prévalent sur le marché. Le soutien à court terme, basé sur les attentes de baisse de la production brésilienne en 2026/27, est mis en balance avec les pressions à plus long terme dues au surplus mondial anticipé et aux prévisions de production record.
La dichotomie dans le positionnement du marché reflète la tension entre les préoccupations immédiates d’approvisionnement au Brésil et les conditions structurelles de surplus qui devraient dominer le cycle plus large 2025/26. Les acteurs du marché continuent de surveiller les mises à jour de la production, les annonces de politiques d’exportation et les tendances de consommation dans les principales nations productrices et consommatrices alors qu’ils réévaluent la dynamique du marché du sucre.