Après le halving de 2024, les détenteurs de BTC ont commencé à réfléchir à comment générer des revenus avec leurs bitcoins inactifs. Le problème, c’est que Bitcoin fonctionne avec un mécanisme PoW, qui ne supporte pas le staking par nature. Mais cela n’arrête pas les développeurs, qui débordent d’ingéniosité et ont ouvert trois voies pour permettre le staking avec BTC.
Pourquoi staker du BTC ?
La logique du staking sur les chaînes PoS traditionnelles est simple : verrouiller des tokens → valider des transactions → obtenir des rendements (similaire à des intérêts bancaires). Mais BTC est basé sur le PoW, où le minage dépend de la puissance de calcul, pas de la quantité de tokens, donc le staking direct ne fonctionne pas.
Mais la créativité est sans limite. Aujourd’hui, des exchanges et des protocoles ont trouvé des solutions détournées : via des versions tokenisées du BTC ou des ponts inter-chaînes, ils permettent aux détenteurs de participer indirectement aux rendements de l’écosystème PoS. Cela donne un nouvel usage au BTC et apporte la sécurité du Bitcoin aux différents réseaux PoS.
Comparatif des trois solutions
1. Babylon : le garde du corps PoS du BTC
Idée principale : permettre au BTC de renforcer la sécurité d’autres chaînes PoS — sans sortir les fonds du réseau Bitcoin, tout en générant des rendements dans l’écosystème PoS.
Comment ça marche : Babylon utilise des innovations cryptographiques pour verrouiller du BTC dans un contrat Babylon, puis la puissance de ce BTC est répartie sur différentes chaînes PoS pour les aider à résister aux attaques 51%. Les BTC ne quittent pas le réseau, mais participent au staking : parfait.
Qui l’utilise : Binance Labs a investi, preuve que les acteurs majeurs croient en ce modèle.
2. WBTC : le “passeport Ethereum” du BTC
Idée principale : transformer le BTC en un token ERC-20, pour qu’il circule librement dans l’écosystème DeFi d’Ethereum.
Comment ça marche : vous déposez du BTC chez un dépositaire de confiance → il vous émet l’équivalent en WBTC → vous pouvez l’utiliser pour trader, prêter ou faire du yield farming sur Uniswap, etc. C’est un mapping 1:1, la valeur du BTC est toujours conservée.
Cas d’usage : envie de profiter des rendements DeFi de l’écosystème ETH ? WBTC est la solution la plus simple aujourd’hui.
3. Stacks : le “jumeau smart contract” du BTC
Idée principale : construire un réseau de couche 2 sur Bitcoin, compatible smart contracts et DApps, avec un mécanisme de consensus PoX innovant.
Comment ça marche : vous verrouillez des tokens STX → vous aidez à valider les transactions et exécuter les contrats sur le réseau → vous recevez des récompenses en BTC (et non en STX). Cela lie la sécurité de Stacks à celle du BTC — très innovant.
Atout : seule solution permettant de recevoir des rendements de staking directement en bitcoins.
Avantages vs risques
Ce que vous pouvez gagner :
Revenu passif (comme des intérêts bancaires, mais avec des rendements plus élevés)
Plus de liquidité du BTC, dynamisant l’écosystème DeFi
Renforcement de la sécurité des nouvelles chaînes PoS
Les pièges :
Risque technologique : bugs de contrats, failles sur les ponts inter-chaînes pouvant causer des pertes
Liquidité immobilisée : du staking massif peut faire baisser le prix du BTC, réduisant la profondeur de marché
Risque de centralisation : WBTC nécessite une confiance dans le dépositaire, donc moins décentralisé
Risque de concentration : trop de BTC sur une même chaîne PoS peut nuire à sa décentralisation
Quelles perspectives ?
Court terme : audits de sécurité et optimisation des smart contracts, priorité à la sécurisation des fonds.
Moyen terme : généralisation des solutions Layer 2, réduisant drastiquement les coûts et délais des transactions de staking BTC.
Long terme : maturité accrue des protocoles inter-chaînes, le BTC deviendra le “collatéral de sécurité universel” de la crypto — pas seulement pour les chaînes PoS, mais aussi pour d’autres Layer 1 qui pourront profiter de la sécurité Bitcoin.
Conclusion
Le staking BTC n’est pas une nouveauté, mais ces trois solutions marquent un vrai tournant — le BTC évolue d’une simple réserve de valeur vers une véritable infrastructure de l’écosystème.
Mais ne vous laissez pas aveugler par les rendements. Tout staking comporte des risques technologiques et de liquidité : comprenez bien le mécanisme avant de vous lancer. L’essentiel, c’est de vérifier si ces innovations peuvent vraiment créer de la valeur pour les détenteurs sans compromettre la décentralisation et la sécurité du BTC.
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Le BTC peut-il être exploité pour du yield ? Parlons des trois méthodes de staking cross-chain de Bitcoin
Après le halving de 2024, les détenteurs de BTC ont commencé à réfléchir à comment générer des revenus avec leurs bitcoins inactifs. Le problème, c’est que Bitcoin fonctionne avec un mécanisme PoW, qui ne supporte pas le staking par nature. Mais cela n’arrête pas les développeurs, qui débordent d’ingéniosité et ont ouvert trois voies pour permettre le staking avec BTC.
Pourquoi staker du BTC ?
La logique du staking sur les chaînes PoS traditionnelles est simple : verrouiller des tokens → valider des transactions → obtenir des rendements (similaire à des intérêts bancaires). Mais BTC est basé sur le PoW, où le minage dépend de la puissance de calcul, pas de la quantité de tokens, donc le staking direct ne fonctionne pas.
Mais la créativité est sans limite. Aujourd’hui, des exchanges et des protocoles ont trouvé des solutions détournées : via des versions tokenisées du BTC ou des ponts inter-chaînes, ils permettent aux détenteurs de participer indirectement aux rendements de l’écosystème PoS. Cela donne un nouvel usage au BTC et apporte la sécurité du Bitcoin aux différents réseaux PoS.
Comparatif des trois solutions
1. Babylon : le garde du corps PoS du BTC
Idée principale : permettre au BTC de renforcer la sécurité d’autres chaînes PoS — sans sortir les fonds du réseau Bitcoin, tout en générant des rendements dans l’écosystème PoS.
Comment ça marche : Babylon utilise des innovations cryptographiques pour verrouiller du BTC dans un contrat Babylon, puis la puissance de ce BTC est répartie sur différentes chaînes PoS pour les aider à résister aux attaques 51%. Les BTC ne quittent pas le réseau, mais participent au staking : parfait.
Qui l’utilise : Binance Labs a investi, preuve que les acteurs majeurs croient en ce modèle.
2. WBTC : le “passeport Ethereum” du BTC
Idée principale : transformer le BTC en un token ERC-20, pour qu’il circule librement dans l’écosystème DeFi d’Ethereum.
Comment ça marche : vous déposez du BTC chez un dépositaire de confiance → il vous émet l’équivalent en WBTC → vous pouvez l’utiliser pour trader, prêter ou faire du yield farming sur Uniswap, etc. C’est un mapping 1:1, la valeur du BTC est toujours conservée.
Cas d’usage : envie de profiter des rendements DeFi de l’écosystème ETH ? WBTC est la solution la plus simple aujourd’hui.
3. Stacks : le “jumeau smart contract” du BTC
Idée principale : construire un réseau de couche 2 sur Bitcoin, compatible smart contracts et DApps, avec un mécanisme de consensus PoX innovant.
Comment ça marche : vous verrouillez des tokens STX → vous aidez à valider les transactions et exécuter les contrats sur le réseau → vous recevez des récompenses en BTC (et non en STX). Cela lie la sécurité de Stacks à celle du BTC — très innovant.
Atout : seule solution permettant de recevoir des rendements de staking directement en bitcoins.
Avantages vs risques
Ce que vous pouvez gagner :
Les pièges :
Quelles perspectives ?
Court terme : audits de sécurité et optimisation des smart contracts, priorité à la sécurisation des fonds.
Moyen terme : généralisation des solutions Layer 2, réduisant drastiquement les coûts et délais des transactions de staking BTC.
Long terme : maturité accrue des protocoles inter-chaînes, le BTC deviendra le “collatéral de sécurité universel” de la crypto — pas seulement pour les chaînes PoS, mais aussi pour d’autres Layer 1 qui pourront profiter de la sécurité Bitcoin.
Conclusion
Le staking BTC n’est pas une nouveauté, mais ces trois solutions marquent un vrai tournant — le BTC évolue d’une simple réserve de valeur vers une véritable infrastructure de l’écosystème.
Mais ne vous laissez pas aveugler par les rendements. Tout staking comporte des risques technologiques et de liquidité : comprenez bien le mécanisme avant de vous lancer. L’essentiel, c’est de vérifier si ces innovations peuvent vraiment créer de la valeur pour les détenteurs sans compromettre la décentralisation et la sécurité du BTC.
L’expérimentation continue.