L’Iran signale une ouverture diplomatique concernant la guerre entre les États-Unis et Israël, avec des conditions strictes et non négociables.

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Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que toute décision visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis et Israël doit garantir la sécurité et les intérêts du peuple iranien, réaffirmant les conditions que Téhéran défend depuis le début des hostilités.

Téhéran reste ferme sur les indemnisations et les droits, tandis que le conflit se poursuit

S’exprimant lors d’une réunion du cabinet, dont l’agence de presse d’État IRNA a fait état le 30 mars 2026, Pezeshkian a indiqué aux ministres que des pourparlers de paix n’ont aucun sens tant que l’Iran n’obtient pas des garanties solides contre de futures attaques. Ses propos font suite à plus d’un mois de conflit militaire direct, commencé le 28 février 2026, lorsque des forces américano-israéliennes ont frappé des cibles iraniennes, que Téhéran a qualifiées d’agression non provoquée.

Des responsables iraniens indiquent plus de 1 340 décès depuis le début de l’offensive, dont le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei. L’Iran a répondu par des frappes de drones et de missiles contre le territoire israélien et des actifs liés aux États-Unis en Jordanie, en Irak et dans des pays du Golfe, intensifiant un conflit qui a perturbé les marchés régionaux, les infrastructures et les voyages aériens.

Pezeshkian a d’abord exposé les conditions formelles de l’Iran pour mettre fin à la guerre le 11 mars, après des échanges avec les dirigeants de la Russie et du Pakistan. En publiant sur X depuis son compte officiel, le président a déclaré que la seule voie vers la paix exige de reconnaître les droits légitimes de l’Iran, le versement d’indemnisations et des garanties internationales fermes contre toute future agression.

Iran Signals Diplomatic Opening on US-Israel War With Strict Non-Negotiable Conditions

Les analystes interprètent largement les « droits légitimes » comme incluant le programme nucléaire de l’Iran et sa sphère d’influence régionale, deux sujets au cœur des différends de longue date de l’Iran avec Washington et Tel Aviv. Cinq jours plus tard, le 16 mars, Pezeshkian est revenu sur X pour renforcer son propos. Il a écrit que parler de mettre fin à la guerre n’a pas de sens tant que l’Iran ne peut pas s’assurer que plus aucune attaque ne se produira sur son territoire.

La déclaration du cabinet du 30 mars est la version la plus récente de cette position. Pezeshkian a salué la résistance de l’armée iranienne et a cité l’unité nationale comme facteur ayant permis de tenir face à la crise. Il a aussi mis en avant des manifestations en faveur du gouvernement, qu’il a présentées comme renforçant la position de l’Iran et inspirant, selon lui, des « combattants pour la liberté ».

L’insistance de Téhéran sur les indemnisations et les garanties internationales contraignantes — probablement via des mécanismes de l’ONU ou multilatéraux — reflète une défiance forgée au fil de décennies. Les responsables iraniens ont à maintes reprises pointé le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire JCPOA de 2015 comme preuve que les engagements verbaux ou bilatéraux de Washington pèsent peu.

Au 31 mars 2026, aucune des conditions annoncées par l’Iran n’a été remplie. Le conflit est en cours. Pezeshkian a constamment présenté les actions militaires de l’Iran comme défensives, affirmant que l’Iran ne frappe pas en premier et qu’il ne riposte que lorsqu’il est attaqué. Il a attribué l’origine de la guerre à ce qu’il décrit comme une agression déclenchée par Israël et les États-Unis.

Certains analystes ont interprété les déclarations publiques répétées comme un signal diplomatique : l’Iran est prêt à négocier, mais le seuil pour tout accord est élevé. D’autres voient dans ces conditions une structure visant à retarder la résolution, tandis que l’Iran maintient chez lui une posture de résistance. Les déclarations s’inscrivent dans un schéma que Téhéran a tenu lors des crises précédentes : déclarer sa volonté d’aboutir à une résolution, assortir celle-ci de préalables non négociables et présenter tout conflit comme imposé de l’extérieur.

Qu’il s’agisse des États-Unis ou d’Israël, l’engagement formel avec ces conditions reste incertain. Aucune réponse publique de l’un ou l’autre gouvernement aux propos du 30 mars de Pezeshkian n’a été rapportée. À la suite de la nouvelle, les actions américaines ont bondi et les prix du bitcoin ont grimpé au-dessus du seuil des 68 000 dollars. Au moment de la publication, le bitcoin se négocie à 67 403 dollars par unité.

FAQ 🔎

  • Quelles sont les conditions de l’Iran pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis et Israël ? L’Iran exige la reconnaissance de ses droits légitimes, le versement d’indemnisations de guerre et des garanties internationales fermes contre de futures attaques.
  • Quand la guerre américano-iranienne-israélienne a-t-elle commencé ? Le conflit militaire direct a commencé le 28 février 2026, à la suite de frappes américano-israéliennes sur des cibles iraniennes.
  • Le guide suprême de l’Iran a-t-il été tué dans le conflit ? Les responsables iraniens indiquent que l’ayatollah Ali Khamenei faisait partie des personnes tuées, et que les décès iraniens recensés dépassent 1 340.
  • L’Iran est-il ouvert à des négociations de paix ? Le président Pezeshkian a laissé entendre qu’il était ouvert aux discussions, mais n’a pas proposé de cessez-le-feu inconditionnel, affirmant que tout accord doit protéger la sécurité et la souveraineté iraniennes.
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