Des soldats israéliens impliqués dans la fuite de secrets du Dôme de Fer via Telegram, recevant 1 000 dollars en cryptomonnaie. En temps de guerre, l’espionnage peut entraîner la peine de mort. Taiwan a également connu une affaire de fuite de secrets militaires par le biais de cryptomonnaies par des agents du Parti communiste chinois, soulignant de nouveaux défis en matière de sécurité nationale.
La police israélienne et le Shin Bet ont récemment annoncé qu’un réserviste du système de défense aérienne Iron Dome était poursuivi pour espionnage au profit de l’Iran. Il est actuellement accusé d’avoir aidé l’ennemi en temps de guerre.
L’enquête indique que le suspect, Raz Cohen, 26 ans, a été en contact avec des agents iraniens pendant environ un mois. En décembre 2025, il aurait fourni des informations sensibles sur le fonctionnement du Dôme de Fer, les bases aériennes et les positions de batteries. Avant de couper contact en février de cette année, il aurait reçu l’équivalent de 1 000 dollars en cryptomonnaie.
L’acte d’accusation précise qu’en vertu de la loi israélienne, aider l’ennemi en temps de guerre peut entraîner une peine de prison à vie ou la peine de mort.
La police détaille comment Cohen a divulgué des secrets militaires. Il a servi dans l’Armée de l’air entre 2019 et 2022 en tant que technicien du système Iron Dome. Après sa démobilisation, il a continué à faire partie de la réserve et a participé à une guerre contre l’Iran en juin 2025.
Les agents iraniens ont contacté Cohen via Telegram le 6 décembre 2025, en lui offrant de l’argent. Cohen aurait expliqué le partage des tâches du système Iron Dome et transmis 27 fichiers multimédia montrant la procédure de lancement.
À la demande des agents, il aurait fourni les positions précises de sept bases aériennes et deux batteries, ainsi que des contacts civils comme la garde du président. Ce n’est qu’en février cette année qu’il aurait bloqué l’agent après qu’il ait utilisé la photo d’un membre de sa famille comme avatar, puis supprimé l’application.
La police israélienne et le Shin Bet ont publié un communiqué, avertissant les citoyens de ne pas entrer en contact avec des agents ennemis. Le communiqué souligne que l’ennemi continue d’utiliser les réseaux sociaux pour recruter des Israéliens pour l’espionnage.
Selon « The Times of Israel », une dizaine d’Israéliens ont été inculpés ces deux dernières années pour espionnage au profit de l’Iran, beaucoup recrutés via Telegram.
Face à l’augmentation des poursuites, Israël a ouvert une nouvelle section dans la prison de Haïfa, à Démone, pour détenir les suspects d’espionnage. La majorité des affaires sont encore en cours de procédure, seul un individu ayant été condamné à ce jour.
Des méthodes similaires d’infiltration et de paiement en cryptomonnaies ont aussi été observées à Taiwan. Ces dernières années, le Parti communiste chinois a continué à infiltrer l’armée taiwanaise, utilisant la facilité des paiements transfrontaliers en cryptomonnaies pour poser de nouveaux défis à la protection des secrets.
Par exemple, en septembre 2024, le bureau du procureur de Qiaotou a conclu une affaire où un lieutenant nommé Han avait photographié des documents confidentiels pour les transmettre via Telegram à des agents chinois, en échange de plus de 8 000 Tether (USDT). En novembre 2025, un ancien capitaine nommé You, en manque d’argent, a été recruté par le Parti communiste chinois, en photographiant des consignes militaires et en divulguant les numéros de téléphone des soldats en service, recevant près de 5 000 Tether.
Dans un contexte international tendu, la question de la protection des secrets militaires par les gouvernements devient une priorité urgente pour faire face à ces menaces sécuritaires.
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