Selon les informations de Gate News, malgré la poursuite du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, le prix du Bitcoin (BTC) reste relativement stable, actuellement autour de 71 000 dollars, en baisse d’environ 43 % par rapport à son sommet de 126 000 dollars atteint en octobre dernier. Rachael Lucas, analyste chez BTC Markets, souligne que le Bitcoin fait preuve de résilience face aux chocs macroéconomiques, avec une hausse d’environ 7 % ce mois-ci, surpassant les actions, l’or et l’argent, mais sa force repose sur trois facteurs principaux.
Premièrement, le risque géopolitique lié à la guerre en Iran continue d’influencer le marché. Paul Howard, cadre supérieur chez le market maker à haute fréquence Wincent, indique que le marché des cryptomonnaies peut absorber ces chocs, et que la volatilité à court terme offre des opportunités aux traders. En conséquence, le prix du pétrole a augmenté pour atteindre 103 dollars le baril, accentuant l’incertitude macroéconomique.
Deuxièmement, la politique de la Réserve fédérale exerce une pression sur le Bitcoin. Lucas explique que, bien que le marché anticipe une baisse des taux d’intérêt, la hausse des prix du pétrole stimule l’inflation, ce qui pourrait retarder une baisse effective des taux. La présidence de Jerome Powell à la Fed se termine en mai, et l’incertitude concernant son successeur accroît l’incertitude politique. L’environnement de taux d’intérêt à court terme demeure un obstacle important à la hausse du Bitcoin.
Troisièmement, l’intérêt des investisseurs institutionnels continue de soutenir le Bitcoin. Selon les données de DefiLlama, depuis le début du conflit, les investisseurs ont investi environ 1,6 milliard de dollars dans des ETF Bitcoin. Lucas indique que la part des actifs cryptographiques dans la gestion de patrimoine aux États-Unis est inférieure à 0,5 %, laissant un potentiel de croissance important pour les flux de capitaux futurs. Par ailleurs, les institutions financières traditionnelles promeuvent à l’échelle mondiale la technologie des registres numériques, renforçant ainsi l’attractivité du Bitcoin pour les investisseurs institutionnels.
Les analystes avertissent que si le Bitcoin chute en dessous de 67 500 dollars, une tendance de faiblesse à court terme pourrait s’installer, tandis que 59 000 dollars sont considérés comme un support clé à long terme. De plus, Polymarket prévoit qu’en 2026, il y a 70 % de chances que le Bitcoin tombe en dessous de 55 000 dollars, et 77 % de chances qu’il atteigne 80 000 dollars. Les acteurs du marché doivent suivre de près l’évolution du conflit, les décisions de la Fed et les flux de capitaux institutionnels pour évaluer la tendance à moyen et court terme du Bitcoin.